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Résumé du colloque
Pour nous qui vivons à l’ère de la « pacification démocratique », tout lien entre démocratie et insurrection peut sembler incongru, voire dangereux. Or, une analyse même sommaire de l’histoire de la démocratie moderne révèle que le droit à l’insurrection figure parmi les pratiques démocratiques à la fois populaires et légitimes. Par exemple, la Constitution de 1793, rédigée dans l’effervescence politique des premières années de la Grande Révolution, établit un droit populaire à l’insurrection. En effet, l’article 35 de l’acte constitutionnel mort-né de la jeune République française stipule: « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». L’objectif de cette communication est triple. D’une part, il s’agira d’explorer la spécificité historique du droit moderne à l’insurrection, notamment dans le contexte de la Révolution française. D’autre part, nous tenterons de dégager une définition opératoire de l’insurrection en démocratie. Enfin, nous conclurons sur la pertinence du droit à l’insurrection pour l’imaginaire démocratique hic et nunc.
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