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Une solution informatique pour le relevé épigraphique des temples de Karnak

ÉM

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Élise Meyer

Résumé du colloque

Définie comme une « science auxiliaire de l’Histoire, qui étudie les inscriptions sur matière durable », l’épigraphie fait appel à des méthodes et des disciplines très diverses. Toutes supposent une opération préliminaire : le relevé et la copie des décors gravés ou peints d’une paroi. Cette opération est essentielle pour la compréhension et la reconstitution des temples, car les hiéroglyphes forment un discours qui peut permettre de relier les blocs et fragments éparpillés des édifices. À l’heure actuelle, ces relevés se font essentiellement à main levée sur un support papier. La présente communication propose une méthode informatisée de relevé épigraphique. L’épigraphie d’un monument se compose de scènes (bas-reliefs) et de textes. Dans les deux cas, les signes hiéroglyphiques qui s’y trouvent sont constitués de courbes complexes et de segments, qu’il faut relever précisément et mémoriser. Chaque signe hiéroglyphique a un aspect graphique unique, mais aussi une morphologie propre à un alphabet donné et un sens précis. Le relevé actuel met surtout l’accent sur la forme graphique du signe et relègue son interprétation à une analyse ultérieure. À contrario, la méthode développée réunit la saisie du sens et de la forme particulière de chaque occurrence de signe. Elle permettra, à terme, de réaliser des études statistiques sur la forme des hiéroglyphes, de traduire automatiquement des textes ou de rechercher des éléments manquants, autant sur des critères géométriques que grammaticaux. Cette méthode étant uniquement adaptée au relevé de surfaces planes, un processus de développement d’une surface conique a aussi été mis au point. La présentation décrira l’outil de relevé épigraphique réalisé, permettant de dessiner et d’enregistrer la forme et le sens des inscriptions hiéroglyphiques des murs et des nombreuses colonnes du temple de Karnak.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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