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Résumé du colloque
Dès qu'ils sont constitués en film, les faits filmés acquièrent une réalité nouvelle qui s'ajoute ou se soustrait à leur réalité initiale qu'ils en trouvent faussée. Ce paradoxe se trouvait déjà posé chez Dziga Vertov dans l'opposition entre vérité et montage de L'homme à la caméra (1928). Pour leur part, Pierre Perrault et Michel Brault dans Pour la suite du monde (1963) l'assument totalement à la faveur d'un cinéma du vécu où ils se proposent de capter l'authenticité des actes et des paroles qu'ils pourraient perdre sur le verbe et l'histoire qu'ils relatent. L'histoire se fait, se dit, une mise en situation; l'idée de subordonner le verbe aux images mises en scène se trouve au coeur de leur démarche. Ils en viennent ainsi à poser que "doubler les longueurs" (en montrant des images et des paroles qui se répondent) témoigne d'un plus grand mobile d'intention du regard témoin et capte une réalité authentique dans son vieillie à ce que seule la caméra devenue sensible. La singularité de leur oeuvre réside dans l'usage de ces techniques qui font de l'objet filmé un document (prenant enfin les faits et l'objet pour la faire le film milieu) alors qu'il s'agit justement de superposer les images et les sons pour en faire un document qui surimpose l'histoire et le monde.
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