Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Résumé du colloque
L’utilitarisme et le contractualisme représentent en philosophie morale et politique deux courants de pensée bien contrastés. L’opposition est nettement marquée chez Rawls dans Théorie de la justice, qui présente l’utilitarisme comme l’adversaire sans ignorer toutefois son intérêt. Notre communication visera à éprouver les forces et les faiblesses des deux traditions de pensée à l’égard des questions soulevées par les problèmes d’ordre environnemental. Ces problèmes sont de nos jours transfrontaliers et concernent les générations présentes autant que futures. Notre hypothèse sera la suivante: en tant qu’il se définit par la maximisation du plus grand bien pour le plus grand nombre, l’utilitarisme semble fournir un cadre théorique adéquat pour penser une politique environnementale. À la différence du contractualisme, il tient davantage compte de la succession des générations, de sorte que Rawls lui-même préconise l’adoption d’un principe utilitariste, le principe d’épargne, avant de passer à une «phase de croisière» (Gosseries 2008) dans une société juste mettant en oeuvre un égalitarisme des chances respectant les deux principes de la justice comme équité. L’utilitarisme peut donc être intégré au raisonnement contractualiste orienté vers une politique environnementale sans le remplacer, au prix de quelques contradictions ou tensions en définitive irréductibles que nous interrogerons.
Vous devez être connecté pour ajouter un élément à vos favoris.
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour continuer.
Outils de citation
Citer cet article :
MLA
APA
Chicago
Ajouter un dossier
Vous pouvez ajouter vos contenus préférés à des dossiers organisés. Une fois le dossier créé,
vous pouvez ajouter un article ou un contenu de la liste ou de la vue détaillée au dossier sélectionné dans la liste.