pen icon Colloque
quote

Variation des aspects photosynthétiques de la tomate de serre durant le cycle cultural

OA

Membre a labase

Olfa Ayari

Résumé du colloque

L'utilisation de l'éclairage artificiel dans les productions serricoles de tomate permet d'augmenter considérablement les rendements. Toutefois, sous un FPP et P[CO2] élevés, les plants perdent de l'efficacité à utiliser l'énergie supplémentaire fournie. Cette étude a été menée dans un complexe serricole commercial (Serres du St.-Laurent, Inc.) et avait pour but de caractériser les limites de la capacité photosynthétique des plants de tomate de serre cultivés sous éclairage d'appoint. L'éclairage artificiel a été fourni par des lampes HPS (100 µmol m-2 s-1) durant une photopériode progressive de 14-17 heures. Des mesures mensuelles (de novembre jusqu'à mai) du taux de photosynthèse (Anet, Pmax) et de fluorescence ont été effectuées à intervalle de 4 heures durant 24 heures, sur les 5e et 10e feuilles. Des dosages de saccharose, fructose, glucose et d'amidon ont également été réalisés. L'augmentation de la radiation globale de 25 W m-2 en hiver (de novembre à février) à plus de 85 W m-2 au printemps (de mars à mai) résulte en une augmentation de 45% et 42% du Anet des 5e et 10e feuilles, respectivement. Durant la période hivernale le Pmax a été plus élevé que le Anet suggérant que les feuilles n'ont pas atteint leur capacité maximale de photosynthèse alors qu'au printemps ces valeurs sont comparables (Pmax~Anet). La concentration des feuilles en saccharose a augmenté progressivement pour atteindre un maximum après 12 heures de photopériode alors que celle des hexoses reste constante. Ces variations sont corrélées avec une accumulation d'amidon dans les feuilles. Le rapport Fv/Fm reste constant pendant l'hiver et montre une diminution significative au printemps due principalement à une photoinhibition. L'augmentation de la radiation globale pendant le printemps résulte en une diminution du taux de photosynthèse, une augmentation de la fluorescence et une accumulation d'amidon. À partir de mars, l'utilisation de l'éclairage d'appoint n'est plus bénéfique et son intérêt semble se limiter aux mois d'hiver où le rayonnement global est faible.

Contexte

manager icon Responsables :
Estelle Lacoursière
host icon Hôte : Université de Trois-Rivières

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :