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Résumé du colloque
L'écrivain russe Varlam Chalamov (1907-1982) a consacré toute son œuvre aux camps d'extermination, mais contrairement à des écrivains comme P. Levi ou A. Soljénitsyne, il n'a jamais tenté d'expliquer ou d'analyser cette expérience du désastre. Il a voulu uniquement la raconter. Inlassablement, c'est toujours la même question qui semble revenir à travers tous ses écrits: est-ce que la littérature est encore possible après l'enfer indescriptible du monde concentrationnaire? Les réponses que nous offre Chalamov sont contradictoires. D'une part, il nie et rejette la littérature: après Kolyma et Auschwitz, la littérature ne peut plus, ne doit plus exister. D'autre part, l'écrivain affirme vouloir créer une "nouvelle prose" et continue de composer des récits et autres textes qu'il qualifie lui-même de "littéraires". Cette contradiction fondamentale nous permet de mieux comprendre la tragédie existentielle que met en scène ses écrits. Chalamov dit: "En la littérature, tout est nié et refoulé, mais elle-ci persiste dans son écriture; de même, alors que les camps de mort disent non à la vie, l'être y résiste tout de même au néant."
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