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Vers un public résolument démocratique : la reproduction des œuvres d'art après 1850

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Jean Klucinskas

Résumé du colloque

L'essor industriel du XIXe siècle fut marqué par une prolifération des technologies de reproduction culturelle. Plusieurs théoriciens à l'époque spéculent sur les effets de l'industrialisation sur la production artistique. Dans la foulée des progrès technologiques apparaît la conviction que les Beaux-Arts doivent s'associer au mouvement industriel. Naît alors un concept d'art industriel qui semble avoir pour visée première la diffusion des bienfaits de l'art sur la société. Dès son apparition, ce concept est perçu comme une forme de "vulgarisation" de l'art. Cependant, l'art industriel défend la légitimité d'une telle entreprise de vulgarisation. Ce type de production, plutôt que de dévoiler l'œuvre original, doit œuvrer à réinsérer la valeur de l'original dans l'imaginaire d'un plus vaste public. A partir d'écrits tels que De l'union des Arts et de l'industrie (1856) de Léon Laborde, on peut identifier le phénomène de l'art industriel impliqué une transformation de la notion du public, et cela non seulement au niveau de son dimension numérique mais aussi de son fonction. Ce qu'on aimerait aussi de souligner concerne le potentiel inhérent au concept d'art industriel, qui se comprend en effet sur les exactes bases des Lumières du XVIIIe siècle, mais qui est, dans les faits, réglé par les normes de l'industrie et les intérêts de la Nation.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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