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Victimes de génocide : de la criminologie à la victimologie

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Anas Talbi

Résumé de la communication

Si la criminologie se base sur le bienfait de comprendre l’acte criminel et parfois le traiter comme une pathologie à soigner, la victimologie, elle, s’intéresse plutôt à la restauration psychothérapeutique de la victime.Selon la théorie de la neutralisation, les criminels de guerre essayent tout d’abord de justifier l’acte qu’ils vont commettre, à commencer par la méprise de la victime et même la négation de son existence. Cela explique l’importance de la confrontation avec l’agresseur pour que soient restitué à la victime son honneur et sa dignité. Pour les victimes de crimes contre l’humanité, la qualification de « crimes de guerre » et la confrontation des victimes avec leurs bourreaux par les soins de la justice pénale internationale, constituent un traitement psychothérapeutique. Cependant, décrire la criminalité ne suffit pas, il faut aussi réparer en mettant fin à l’impunité des criminels de guerres : la poursuite pénale et l’application effective de peines exemplaires seraient à même de réinsérer la victime de génocide. La science victimologique moderne souligne donc l’importance de la reconnaissance du crime, de l’identification du coupable dans le rééquilibre psychologique de la victime, de la réponse pénale en plus du droit de la victime à une juste indemnisation financière et morale. Cette démarche relève d’une justice restaurative dont l’effet est à la fois thérapeutique pour les victimes, réparateur pour les coupables et éducateur pour les générations futures.

Résumé du colloque

Nous espérons compter sur la présence de deux conférenciers de marque: Hélène Piralian, psychanalyste et spécialiste sur la question de la transmission transgénérationnelle du traumatisme post-génocide et des séquelles découlant de la négation du crime génocidaire sur les survivants et leurs descendants; Ndoba Gasana, professeur de littérature africaine et premier président de la Commission des droits de la personne au Rwanda, consultant sur les droits de la personne pour l'ONU.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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