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Victimologie et oublis historiques : une proposition de leçons universelles à partir d'une étude de cas, le franquisme

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Antonio Cazorla-Sanchez

Résumé de la communication

Nous provenons d’un siècle de masses et de meurtres massifs; un siècle où l’idéologie, la biologie et la classe sociale ont justifié un trop grand nombre d’horreurs. Un des instruments qu’utilisaient les régimes politiques et les groupes de pression pour justifier leur rôle était l’auto-désignation des victimes et la négociation de cette même catégorie avec leurs rivaux. Cette politique, appelons-la politique de la victimisation. Pour la mettre en pratiquer, il n’est pas nécessaire d'être victime, la possibilité même de l’être suffit. La victimisation est un outil extrêmement ductile qui peux être utilisé, contre les valeurs mêmes qu’on prétend défendre: l’injustice d’un crime en défense de la «Justice». Le régime d'Hitler, par exemple, a assassiné des milliers de personnes tout en se présentant comme défenseur de la communauté raciale germanique, face à l’attaque de son ennemi historique, le juif. A l’intérieur de cette logique perverse, la victime n’était pas le civil assassiné par les SS, car ces derniers étaient devenus des victimes potentielles, de leurs futures victimes. Cette communication explore les éléments communs du discours victimaire et des oublis qu'il implique. Il sera proposé une série de preuves et d'éléments universels pour détecter l’usage frauduleux de la notion de victime et pouvoir dès lors construire une mémoire de la violence politique, en particulier dans des cadres génocidaires, mémoire qui se fonderait sur des valeurs inclusives et humanistes.

Résumé du colloque

Nous espérons compter sur la présence de deux conférenciers de marque: Hélène Piralian, psychanalyste et spécialiste sur la question de la transmission transgénérationnelle du traumatisme post-génocide et des séquelles découlant de la négation du crime génocidaire sur les survivants et leurs descendants; Ndoba Gasana, professeur de littérature africaine et premier président de la Commission des droits de la personne au Rwanda, consultant sur les droits de la personne pour l'ONU.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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