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Violence scolaire et risque lié à l’avenir professionnel dans une école professionnelle en Roumanie : étude de cas

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Gabriela Hanca

Résumé du colloque

Lors de cette communication, on propose une approche de la violence scolaire à travers les risques générés par l’incertitude des élèves quant à l’utilité présente et future de leurs études. Le point de départ est constitué par un travail de maîtrise sur le rapport entre la filière suivie et la violence scolaire dans le cadre d’une école professionnelle en Roumanie. Les écoles professionnelles en Roumanie ont été le lieu de tout un processus de restructuration dans la période post-communiste. Fortement valorisées dans l’époque antérieure, soutenues par l’idéologie de parti et offrant des débouchés directes sur le marché de travail, elles ont subi une dévalorisation majeure dès nos jours. La chute du communiste s’est répercutée sur le plan économique par la disparition de nombreuses entreprises et par une raréfaction de la main-d’œuvre demandée, avec des conséquences directes sur l’utilité perçue des groupes scolaires professionnelles. La recherche de terrain est partie de l’hypothèse que les différentes formes de violence scolaire sont parties intégrantes d’une reconstruction de l’expérience scolaire générée par les transformations structurelles intervenues dans l’enseignement professionnel roumain. Dans le cadre de l’expérience scolaire des acteurs (élèves et enseignants), vue comme versant subjectif du système scolaire, on a privilégié la dimension de projet, défini comme finalité attendue du travail scolaire quotidien par rapport aux objectifs immédiats et futurs des élèves. Dans la mesure où entre projets et offre scolaire s’installe la rupture, les jeunes commencent à perdre l’intérêt des études et leur motivation et, par conséquent, à adopter des comportements violents, dont les incivilités sont la forme la plus rependue. Dans le cadre d’un même groupe scolaire professionnel, on a vu que le risque d’arriver à des comportements violents est fortement dépendant de la capacité des élèves de s’investir dans un projet immédiat et à long terme. Dans les trois types de filières observées (théorique, technique et professionnelle), on a remarqué des variations importantes de la présence de différentes formes de violence, de plus légères au plus graves, et cela en fonction du risque perçu quant à l’avenir professionnel. Plus les études sont considérées comme inutiles, incapables d’offrir le lien attendu avec la vie professionnelle, plus on a la tendance de rencontrer chez les élèves de comportements de repli, refus ou révolte. Pour conclure, on propose un aperçu des risques liés à l’avenir de la jeune génération dans un pays en transition comme c’est le cas de la Roumanie. Pour soutenir notre argumentation, on a comme point de départ le milieu scolaire et, à l’intérieur de celui-ci, les comportements violents générés par la violence institutionnelle du système scolaire même.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Chicoutimi

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