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Vivre des actions environnementales : motivations, aides, limites

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Diane Pruneau

Résumé du colloque

Depuis le Protocole de Kyoto, les citoyens sont invités par leurs gouvernements à adopter des comportements moins producteurs de gaz à effet de serre. L’adoption de ces comportements exige une modification importante des valeurs et des habitudes de vie contemporaines et s’apparente à un processus de changement complexe. La recherche menée par notre équipe visait à comprendre le processus de changement de comportement dans le domaine de l’environnement : les facteurs qui motivent des personnes à agir, les facteurs qui facilitent et limitent la démarche, ainsi que les sentiments vécus. Dans le cadre du projet Le Cercle des écosages, 52 enseignants des provinces atlantiques ont participé à une formation professionnelle en éducation au changement climatique. Durant la formation, les enseignants ont été invités à expérimenter des comportements environnementaux dans leur vie personnelle. Après avoir réfléchi à leur processus personnel de changement, les enseignants ont ensuite élaboré leur propre modèle d’éducation au changement climatique qu’ils ont expérimenté dans leur classe dans le but de faciliter l’adoption de comportements chez leurs élèves. Les chercheurs ont analysé qualitativement les processus de changement de 25 enseignants et de 75 élèves à travers des données d’entrevues individuelles, de questionnaires et de travaux écrits (journaux de réflexion, rédactions…). Le logiciel Atlas.ti a permis l’émergence et le regroupement de catégories pour favoriser une analyse de contenu. Des récits de changement ont également été créés pour comprendre l’ensemble des processus de changement. Les participants ont tous expérimenté de un ou deux nouveaux comportements environnementaux dans leur vie personnelle. Le fait de faire partie d’une communauté de changement a été un facteur facilitant important ainsi que la simplicité d’accomplissement des actions choisies et le support des pairs. Le manque de temps a été le facteur le plus limitant. Des activités telles le solo en nature, le continuum des valeurs environnementales et la construction de connaissances ont été les plus motivantes. Les résultats de la recherche ont été interprétés à la lumière des théories de Prochaska, Norcross et Diclemente (2002) sur le changement, ce qui a permis la proposition d’approches pédagogiques pour l’éducation au changement climatique.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Montréal

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