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Vivre une expérience de relocalisation résidentielle involontaire : quels impacts pour quelles familles?

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Marie-Pier Bresse

Résumé du colloque

Au Québec, dans les prochaines années, des centaines de personnes seront contraintes de quitter leur domicile pour faire place à différents projets. La perte du domicile est une épreuve difficile pour plusieurs, surtout si elle est involontaire. À Stoneham, près de Québec, 83 ménages ont dû se relocaliser à cause du réaménagement de la route 175. Dans le cadre d’un mandat octroyé par le ministère des Transports, le Groupe interdisciplinaire de recherche sur les banlieues (GIRBa) a mené une enquête qualitative afin d’évaluer les impacts psychosociaux de ces relocalisations involontaires. Bien que la plupart des personnes rencontrées étaient très attachées à leur maison et que sa perte est vécue comme un deuil, les jeunes propriétaires et les personnes âgées semblent avoir vécu plus difficilement le processus de relocalisation. Les jeunes ménages s’étaient installés à Stoneham pour ancrer leur famille dans le mode de vie qu’ils avaient choisi. La plupart des jeunes ménages attribuent des difficultés de couple à la relocalisation involontaire. Les personnes âgées que nous avons rencontrées habitaient Stoneham depuis longtemps. Elles avaient décidé, malgré l’isolement, de demeurer dans leur maison jusqu’à la fin de leur vie. La relocalisation involontaire les a bouleversées et elles ne s’habituent pas à leur nouvelle demeure. Bref, la façon dont la relocalisation résidentielle involontaire est vécue semble liée au type de famille et à son attachement à sa résidence.

Contexte

host icon Hôte : Université de Montréal

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