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Xénophon et l’impérialisme

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Philippe Constantineau

Résumé du colloque

Bien que Xénophon n’ait rien du doctrinaire sur le plan des idées politiques, que ce soit en tant que défenseur du monarche ou du panhellénisme, il est indéniable que l’on trouve dans ses écrits l’éloge de la monarchie, ou plutôt du bon monarque, de même que de nombreuses expressions d’un patriotisme panhellénique. Cette assez grande ambivalence dans les idées politiques de Xénophon a d’ailleurs été souvent relevée dans les études qui leur ont été consacrées au cours des cinquante dernières années (notamment celles de J. Luccioni, Les idées politiques de Xénophon (1947); S.W. Hirsch, The Friendship of the Barbarians. Xenophon’s Imperial Fiction (1989), pour n’en nommer que quelques-unes parmi les plus importantes). Cependant, au sujet de la pensée politique de Xénophon, et en particulier en ce qui a trait à la politique étrangère, l’on n’a pas tiré de ses œuvres tout l’enseignement qu’on aurait pu, car, de même que l’Hieron fait la critique de la tyrannie et fait valoir qu’il peut y avoir une “bonne” tyrannie, de même la Cyropédie peut être considérée comme une apologie de l’impérialisme en même temps que sa dénonciation. En effet, on peut trouver dans cet ouvrage de nombreuses conditions qui font que le régime impérial est parfois non seulement aussi bon de même que celles qui en font quelque chose d’intolérable. C’est cet enseignement, qu’un commentateur, à notre connaissance, n’a encore relevé, qui fait l’objet de la présente communication.

Contexte

host icon Hôte : Université du Québec à Rimouski

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