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Pour simuler une partie des dommages qui seront causés aux parois internes d'un réacteur à fusion, nous avons bombardé du niobium avec des ions d'He++ à 5 keV et à des fluences variant entre 2 x 10^17 et 8 x 10^18 ions/cm^2. Il en résulte la formation de cloques. Des mesures montrent que l'épaisseur des calottes de ces cloques est plus grande que la profondeur d'implantation calculée. Pour expliquer ce comportement nous avons mesuré par interférométrie, le déplacement de la surface irradiée. Jusqu'à la dose d'apparition des cloques, ce déplacement augmente avec la dose, mais ne dépend pas de l'énergie. …
Nous avons préparé des couches minces de niobium destinées à servir de cibles dans des expériences sur les effets du bombardement ionique des matériaux pouvant être utilisés comme paroi d'un réacteur à fusion. Ces couches minces ont des épaisseurs de 0.1 à 1.5μm et sont fabriquées par pulvérisation cathodique en régime c.c. dans une décharge d'argon. Nous avons considéré plusieurs paramètres de déposition; pression d'argon, tension de cathode et de substrat et durée de pulvérisation et nous avons caractérisé la composition et la structure des couches à l'aide de mesures de résistivité, de diffraction X et d'analyse par réaction nucléaire.
Nous avons étudié l'effet de la dose d'ions He⁺ de 1 à 15 KeV sur les dommages causés au niobium polycristallin laminé à froid. Nous avons choisi une gamme de doses de 0.1 à 10.0 coulomb/cm² de façon à obtenir des surfaces où l'épaisseur de la couche pulvérisée est respectivement inférieure, comparable et supérieure aux profondeurs de pénétration. La taille des boursoufflures observées varie de 0.1 à 3.0μm. La fraction de surface couverte de boursoufflures croît avec la dose jusqu'à un certain point au-delà duquel les boursoufflures, 0.1 à 5.1 y en a, sont masquées par un micro-relief de vallées, …
Dans le cadre d'un programme de recherches sur les dommages causés aux parois d'un réacteur thermonucléaire par des bombardements ioniques et neutroniques, nous avons dans une première étape irradié du niobium polycristallin à la température de la pièce avec des ions He⁺ de 1 à 20 KeV. Nous avons utilisé des doses variant de 0.1 à 1 c/cm². Lorsque les ions sont suffisamment énergétiques, ils créent des lacunes qui se regroupent pour former des cavités. La solubilité de l'hélium dans le niobium étant faible, il a tendance à précipiter hors des cavités, transformant celles-ci en bulles gazeuses. La pression augmentant …