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Des mesures récentes de la courbe d'ionisation de la molécule d'eau ont permis de mettre en évidence des nouvelles structures dont certaines ont été observées par aucune autre méthode. Une structure à 18.1 eV en particulier retient notre attention. Cette énergie correspond au seuil d'apparition du fragment OH+. Une analyse plus approfondie confirme que la perturbation dans la courbe de section efficace d'ionisation de H2O+ est causée par le continuum de dissociation OH+ + H + e-. Ceci est la première évidence expérimentale de compétition entre un continuum de dissociation et un continuum d'ionisation.
L'impact électronique sur les gaz a surtout servi jusqu'à date à mesurer l'énergie des niveaux excités des atomes et des molécules. A l'aide d'un filtre de masse, il est possible de se servir de la même technique pour déterminer le seuil d'ionisation des fragments des molécules. La molécule d'eau est intéressante parce que triatomique. Il y a donc possibilité de plusieurs fragments. Nous en présentons deux : H⁺ et OH⁺. Dans le cas de H⁺, il y a deux seuils d'ionisation successifs correspondant aux deux fragmentations possibles de H₂O soit OH⁺ et OH.
Plusieurs niveaux autoionisants de l'argon ont été observés dans la courbe d'électronisation entre 26 et 35 volts et interprétés pour la première fois. Ces niveaux de double excitation électronique sont interprétés selon la méthode développée précédemment pour le cas du Néon. Le facteur de forme et la largeur des niveaux ont également été mesurés.