Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Filtrer les résultats
Dans article récent consacré au phénomène de la prolifération des fausses nouvelles sur les réseaux sociaux, Regina Rini (2017) porte l'attention sur le caractère encore indéterminé des règles qui gouvernent des pratiques comme celles du partage de contenu sur internet. À première vue, il semble clair que l'on n'a pas affaire dans ce cas à un acte de discours qui relèverait de l'assertion: publier ou republier une photo, un article, une vidéo, n'implique pas nécessairement qu'on en endosse le contenu, même si cela peut aussi être le cas. À moins que ce partage soit lui-même assorti d'un commentaire ou d'un …
En droit, pour déterminer la nature d’une infraction et, par conséquent, la peine appropriée, il y a deux éléments cruciaux à prendre en considération : l’acte lui-même (actus reus) et l’état psychologique ou mental qui était celui de l’individu (mens rea) à ce moment-là. Tandis que le premier peut toujours, en principe, avoir été publiquement observable (on peut souvent, même après coup, avoir des preuves tangibles qu’un méfait a été commis), le second paraît beaucoup plus difficile à établir, puisque les états mentaux sont souvent réputés privés : à part le sujet lui-même (et, peut-être, pas toujours), personne ne peut …
Le mensonge à soi-même – ou aveuglement volontaire – constitue le paradigme non seulement de l'irrationalité théorique, mais même de la faute épistémique (croire que p bien que l'on ait des raisons suffisantes de croire que non-p). On s'interrogera ici sur la légitimité d'un tel jugement, qui suppose implicitement que l'on puisse concevoir la sphère épistémique au travers de catégories empruntées à l'éthique : il paraît, au moins à première vue, difficile de comprendre ce qu'est l'acquisition d'une croyance en général en la considérant comme une forme d'action, volontaire ou intentionnelle. Mais il demeure l'intuition, que l'expérience commune de l'aveuglement …