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L’économie dirigée est condamnable sans réserve. Chacun se croit en droit de s’approprier la formule et de faire prendre sous cette étiquette à l’organisation économique, la forme idéale qu’il a rêvée. Malgré les efforts faits pour l’humaniser, pour la christianiser même, l’économie dirigée garde quelque chose de faux et de troublant. On peut découvrir sous l'apparente malléabilité que d'aucuns lui attribuent, sa véritable substance socialiste, rigide et inaltérable. L'économie dirigée c'est la mainmise de l'État sur la vie économique d'un pays, c'est le dépouillement ouvertement accompli ou hypocritement dissimulé de tous ceux qui possèdent, c'est l'asservissement de tout le monde …
La vie économique comporte un échange de produits et de services, ou de travail. Les produits existent pour l'utilité générale. Le travail est, pour l'homme, le moyen normal de se les procurer. L'intérêt général exige donc que, comparativement parlant, la valeur d'échange du travail soit grande par rapport à celle des produits. La valeur d'échange d'un produit, c'est son prix; la valeur d'échange du travail, c'est son salaire. Si nous entendons le mot salaire, — comme il convient, — dans le sens de toute rétribution d'un travail utile, il nous apparaîtra aussitôt que tous les hommes ont intérêt à ce …
L'administration Roosevelt, par ses « codes » et le gouvernement de la province de Québec, par une loi récente, s'attachent à combattre le chômage par une limitation très prononcée de la durée du travail: semaine de 35 heures aux États-Unis, semaine de 40 heures chez nous. L'auteur expose sommairement les arguments des adversaires et ceux des partisans de la limitation de la journée de travail. Puis il développe cette idée que: la journée de travail économiquement la meilleure, c'est la journée de travail la plus productrice, celle qui permet — par un rendement maximum — d'harmoniser au mieux les intérêts …