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La plupart des 2000 grandes entreprises installées au Québec sont des filiales de multinationales (Laur 2003) qui doivent respecter la prédominance du français comme langue de travail tout en évoluant dans un marché international dominé par la langue anglaise. Peu importe leur degré d’internationalisation, toutes ces entreprises relèvent le défi de la mondialisation des marchés et de celle des langues (Calvet 2002), affectant les pratiques, compétences et stratégies des employeurs et employés, créant des espaces où la connaissance des langues et l’identité deviennent des ressources ayant une valeur marchande (Heller 2002). Après avoir effectué une analyse quantitative de données représentatives …
La langue maternelle est souvent prise comme facteur principal d’explication de la variation des perceptions linguistiques. Tel était le cas des chercheurs qui inventaient, dans les années soixante, une nouvelle méthodologie pour accéder indirectement aux attitudes et perceptions : la méthode des faux-couples (Lambert et al., 1960). Cette méthode a fait le tour du monde depuis son invention et a également été critiquée et améliorée à plusieurs reprises (Gardner et Lambert 1972, Laur, 2002). Dans l’étude originale (ou de ses reprises), les différences perceptives des voix bilingues pré-enregistrées obtenues par l’opposition des évaluations de deux groupes d’étudiants (anglophones et francophones) …
Nous présenterons la conception, l’administration et les premiers résultats d’une enquête représentative sur les attitudes linguistiques des Québécois menée au début de l’année 2005. Après avoir présenté un aperçu historique des travaux sur les attitudes au Québec (Laur, 2003) ainsi que les résultats de quelques études préliminaires portant sur les identités linguistiques (Laur, 2004), nous vous ferons part de différents procédés méthodologiques retenus pour cette enquête : plan d’échantillonnage stratifié, concepts retenus pour le questionnaire, analyses préconisées, et quelques résultats descriptifs de cette enquête menée par téléphone. Ces premiers résultats traiteront surtout de la perception de la situation linguistique actuelle …
Le nombre d’étiquettes linguistiques semble infini au Québec. À côté de « francophone », « anglophone » et « allophone », formes classiques mais récentes, il existe une multitude de façons de s’identifier linguistiquement en faisant appel à tout un répertoire d’épithètes et autres préfixes (Canadiens-français, Néo-Québécois, Québécois d’origine française, etc.). Qu’elles aient une connotation politique, culturelle ou ethnique, ces étiquettes présentent toutes un vécu au Québec. Dans cette communication, nous proposons de donner un aperçu des étiquettes identitaires utilisées par des Montréalais en 1984, 1996 et 2004 ainsi qu’une lecture de l’importance accordée à ces identités linguistiques par rapport …
Les Montréalais perçoivent leur entourage linguistique et socio-économique de différentes façons. On serait tenté d’attribuer la motivation de cette différenciation aux regroupements démo-linguistiques, c’est-à-dire à leurs langues maternelles respectives. Une étude de 352 questionnaires, recueillis durant hiver 1995/1996 au Centre de l’île de Montréal, permet d’évaluer le poids relatif que joue la langue maternelle dans l’influence des perceptions socio-linguistiques des Montréalais. C’est surtout le rôle des identités, auto-attribuées et multiples, qui semblent ordonner et guider les choix, perceptions et attitudes des Montréalais en ce qui a trait aux langues et dispositions socio-linguistiques de leur ville.
Les manuels de sociolinguistique donnent de la « communauté linguistique » un certain nombre de définitions possibles. Elles se distinguent notamment par les facteurs sociaux et/ou linguistiques qu’elles contiennent. Montréal constitue une communauté urbaine particulière de par son plurilinguisme, sa multiplicité de circonscriptions géographiques et administratives ainsi que sa ségrégation résidentielle. Une enquête, menée en hiver 1995/1996 à Montréal, fait état de plusieurs perceptions, opinions et attitudes des Montréalais, concernant entre autres l’anglais et le français, l’association socio-économique des langues ainsi que certains aspects ségrégationnels. Montréal est-elle une seule communauté plurilinguistique ou constitue-t-elle une entité incluant plusieurs communautés linguistiques ?
Pendant l'hiver 1995/1996, une enquête par questionnaire a été effectuée auprès d'un échantillon de Montréalais. Ce questionnaire traite de la perception du français et de l'anglais, des identifications selon des étiquettes linguistiques et géographiques ainsi que quelques-unes des opinions concernant le côté linguistique et socio-économique à Montréal. Des analyses de régression hiérarchique permettent d'évaluer le rôle que peuvent jouer les caractéristiques socio-démographiques, et notamment la langue maternelle des répondants dans la prédiction de ces perceptions et identifications.
La moitié de la population québécoise habite dans la région montréalaise. C'est aussi dans cette agglomération urbaine qu'on retrouve la plus grande hétérogénéité culturelle, ethnique et surtout linguistique du Québec. Majorités et minorités se partagent et se disputent leur place politique et leurs espaces vitaux à Montréal. Au Québec, élections, revendications et référendums se gagnent ou se perdent à Montréal. Tout discours sur l'avenir du Québec se tient donc par rapport à Montréal, notamment en ce qui concerne la situation linguistique. Mais de quel « Montréal » s'agit-il? Selon que l'on parle de la Région métropolitaine de recensement (RMR), de …
La moitié de la population québécoise habite dans la région montréalaise (45.92% selon le recensement en 1991). C'est aussi dans cette agglomération urbaine qu'on retrouve la plus grande hétérogénéité culturelle, ethnique et surtout linguistique au Québec. Majorités et minorités se partagent et se disputent leur place politique et leurs espaces vitaux à Montréal. Au Québec, élections, revendications et référendums se gagnent ou se perdent à Montréal. Tout discours sur l'avenir du Québec se tient donc par rapport à Montréal, notamment en ce qui concerne la situation linguistique. Mais de quel «Montréal» s'agit-il? Selon que l'on parle de la Région métropolitaine …