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Le dépérissement du politique dans la société technicienne contemporaine, à savoir sa réification en gestion technocratique des choses, apparaît pour d'aucuns comme un processus trivial et irréversible, confrontant la société à la nouveauté, totalement inédite, d'une sortie irrémédiable de la condition humaine symbolico-langagière. Prenant acte de ce constat et partant de l'analyse habermassienne de la colonisation du monde vécu par les impératifs techniciens des sous-systèmes économique et administratif envahissants, nous en questionnerons chez Habermas sa lecture "pragmatiste" du monde vécu et l'enrichirons des interprétations que donnent Arendt, Patocka et Lévinas du concept "monde", qui relèvent la centralité non seulement du …
Au sein de la modernité nous constatons un processus toujours plus croissant de dépolitisation, ce que d'aucuns ont appelé le dépérissement du politique. Or la modernité fut à l'origine porteuse d'imaginaire politique d'essence démocratique. Ce paradoxe, certains l'interprètent comme le signe du passage de la modernité à la post-modernité en terme de rupture. Mais il pourrait être interprété tout aussi bien par la présence dans la modernité d'un imaginaire sacral dominant, porteur de représentations antipolitiques du politique. Face à cette métamorphose du sacré en politique que constitue le technocratisme, une question alors fondamentale se pose: est-il possible de concevoir un …