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Autant, sinon davantage que par les paroles, c'est à travers l'image et, en particulier, par le traitement de l'espace que "Pour la suite du monde" de Pierre Perrault et Michel Brault (1963) prend tout son sens. Les lieux de l'histoire racontée, du récit qui en résulte et de la narration qui l'instaure ne se limitent pas à servir de cadre aux paroles, mais les précèdent souvent et les supposent même. Considéré comme un "classique" du genre (en fait, ses modalités discursives s'éloignent considérablement du genre et l'inscrivent plutôt dans une manière singulière de relater le vécu), ce documentaire québécois articule …
Dès qu'ils sont constitués en film, les faits filmés acquièrent une réalité nouvelle qui s'ajoute ou se soustrait à leur réalité initiale qu'ils en trouvent faussée. Ce paradoxe se trouvait déjà posé chez Dziga Vertov dans l'opposition entre vérité et montage de L'homme à la caméra (1928). Pour leur part, Pierre Perrault et Michel Brault dans Pour la suite du monde (1963) l'assument totalement à la faveur d'un cinéma du vécu où ils se proposent de capter l'authenticité des actes et des paroles qu'ils pourraient perdre sur le verbe et l'histoire qu'ils relatent. L'histoire se fait, se dit, une mise …
Dès qu'ils sont constitués en film, les faits filmés acquièrent une réalité nouvelle qui s'ajoute ou se soustrait à leur réalité initiale qu'ils en trouvent faussée. Ce paradoxe se trouvait déjà posé chez Dziga Vertov dans l'opposition entre vérité et montage de L'homme à la caméra (1928). Pour leur part, Pierre Perrault et Michel Brault dans Pour la suite du monde (1963) l'assument totalement à la faveur d'un cinéma du vécu où ils se proposent de capter l'authenticité des actes et des paroles qu'ils pourraient perdre sur le verbe et l'histoire qu'ils relatent. L'histoire se fait, se dit, une mise …