Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Filtrer les résultats
La danse comme pratique artistique en prison nous permet, dans un premier temps, de jeter un éclairage différent sur les effets de l'incarcération dans le quotidien par le truchement du corps et, dans un deuxième temps, de voir la signification de cet art charnel dans la reconquête de soi de ces femmes. Les récits des femmes incarcérées et ceux des artistes nous montrent comment, peut-être, le corps est un site central de la manifestation du pouvoir et comment, par le marquage, la transformation et la mutilation des corps, s’installe et se perpétue le pouvoir de punir mais aussi la possibilité …
À l'aide d'entretiens réalisés auprès de femmes incarcérées, nous explorons comment l'emprisonnement marque le corps et comment l'enfermement s'imprime sur celui-ci. Dans cette analyse, le concept-pivot "corps" sert de paramètre dans la compréhension des rapports sociaux de pouvoir et des pratiques d'assujettissement. Afin de mieux saisir la (re)production de corps dociles dans la logique de l'enfermement, nous explorons le corps emprisonné ou la corporalité de l'enfermement théorisée à l'aide de cinq rubriques théoriques: le corps-marqué, le corps-malade, le corps-aliéné, le corps-victime et le corps-résistance. Nous analyserons le corps enfermé comme une double construction: le corps en danger et le corps …
La femme dite "criminelle" et/ou violente est un sujet de préoccupation voire de fascination. Plusieurs théories sont avancées pour tenter d’expliquer cette criminalité. Dans cet exposé, je me propose d’amorcer une réflexion critique féministe vis-à-vis cette problématique en mettant en lumière, plus particulièrement, la façon dont certaines femmes qui dévient sont médicalisées et pathologisées. Je me propose d’explorer la médicalisation des femmes dites "déviantes" en prenant appui sur deux champs de régulation médico-légales par rapport à la criminalité: le "syndrome pré-menstruel" et le "syndrome de la femme battue". Or, la thèse avancée est que le corps est un site de …
La violence faite aux femmes sous toutes ses formes a reçu une attention importante depuis la fin des années 1980 et ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne la violence conjugale. Enfin, les préoccupations des femmes ont fait leur chemin pour acquérir une légitimité. Toutefois, ces gains doivent être scrutés. Je me propose donc d'explorer un aspect de cette question: c'est-à-dire la médicalisation de la violence faite aux femmes. Pour ce faire, je prendrai comme point d'appui la décision de la Cour Suprême du Canada dans le cas de Angélique Lynn Lavallée en 1990. Malgré qu'on la considère comme …