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Dans le cadre d’un projet de dictionnaire phraséologique, j’ai étudié la féminisation de locutions ayant un nom en –(t)eur (ex. mauvais coucheur). Dans cette communication, j’analyserai une série d’occurrences, ex. « À bon(ne) entendeur(e) salut!» (Le Droit) afin de découvrir si le féminin répond à un besoin sémantique ou s’il s’emploie par analogie avec le nom à l’état libre ou avec d’autres noms de même formation. Je démontrerai qu’on ne peut évaluer le statut des variantes féminines d’une locution donnée sans tenir compte du système de la langue. Je retracerai d’abord l’histoire des noms pour identifier les mots courants (ex. …
Dans le cadre d’un projet de dictionnaire des locutions françaises et québécoises qui mettra en valeur la variabilité phraséologique, j’ai établi un corpus de quelque 3 000 expressions relevées dans les journaux et magazines français et québécois. L’analyse détaillée de la locution briser la glace permettra de faire état des difficultés que présente la phraséologie pour la lexicographie contrastive. Il s’agira d’abord d’identifier les différents sens de cette locution d’une part, dans le français de France et d’autre part, dans le français québécois. Ensuite, j’examinerai la distribution dans chaque variété de langue des variantes formelles (briser/ casser/ rompre la glace) …
Dans les dix dernières années, plusieurs nouveaux dictionnaires phraséologiques ont été publiés, y compris le Dictionnaire des expressions et locutions (1989), le Dictionnaire des expressions québécoises (1990) et le Dictionnaire des locutions en moyen français (1991). Tous ces dictionnaires spécialisés, comme le Petit Robert, souffrent d'un manque de rigueur en ce qui concerne la présentation des variantes. C'est afin de tenter d'améliorer le traitement lexicographique des locutions et de leurs nombreuses variantes que j'ai entrepris l'analyse systématique des locutions françaises et québécoises. Mon dictionnaire de locutions mettra en valeur les variantes phraséologiques et permettra aux usagers de prendre connaissance des …
Dans le but de constituer un dictionnaire de locutions françaises, j’ai établi un corpus d’environ 2 000 locutions relevées dans une grande variété de journaux et magazines français et québécois. L’analyse systématique de mon corpus m’a permis d’établir une typologie de la variabilité phraséologique. En comparant les variantes françaises et québécoises des locutions, j’ai pu observer deux types de variation dialectale. En premier lieu, il se peut que deux variantes existent en France et au Québec, la première variante étant la plus fréquente au Québec, la seconde l’emportant en France. La différence entre le français normatif et le québécois, c’est …
Dans son Dictionnaire des locutions en moyen français (1991), diStefano a réuni un grand nombre de locutions dans un répertoire qui constituera désormais un outil indispensable à tous ceux qui étudient n'importe quel aspect du moyen français. Je propose d'évaluer le DLMF en tant qu'instrument de recherche en phraséologie diachronique. Dans la première partie de mon étude, je présenterai les résultats d'une analyse sur le plan formel et sémantique de trousser ses quilles, fondée sur 30 occurrences puisées dans le recueil. La seconde partie sera consacrée à l'analyse de la représentation lexicographique de cette même locution dans le DLMF. En …
Au Moyen ge, les versions vernaculaires écrites à partir d’anciennes narrations orales faisaient l’objet d’exercices scolaires où les élèves apprenaient à rédiger de courts textes (par exemple, en créant une fable à partir d’un proverbe) et à réduire de longs récits (par exemple, en extrayant la morale d’une fable). Ce dernier procédé (la rééducation) est à l’origine d’au moins 20% des locutions verbales médiévales. Celles-ci dérivent de proverbes, fables, croyances ou mythes anciens. Mais les expressions ainsi créées assurent-elles la survie de ces anciennes narrations dans la conscience des auteurs médiévaux ou sont-elles, au contraire, autant de signes opaques qui …
Le figement est reconnu depuis longtemps comme le critère de base dans la définition de la locution, conçue comme syntagme libre qui aurait développé une forme lexicale figée à force d'être réemployé. Quoique'elle soit figée, la locution aurait normalement un petit nombre de variantes ayant en commun avec elle au moins un élément lexical. Il s'agira ici de réfuter l'existence de la forme lexicale figée et par conséquent, la conception de la variante comme modification de celle-ci. Pour ce faire, nous nous baserons sur une analyse de 1169 attestations de l'expression ne valoir un denier en quatre langues romanes, relevées …