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Contrainte biologique autant que cognitivo esthétique, la répétition s'offre comme un point aveugle de la psychanalyse. En refusant d'attribuer à Eros le caractère répétitif pourtant inhérent au principe du plaisir, Freud réussit sa propre pragmatique existentielle. Ce déni du plaisir, renforcé par le lacanisme, a semblé multiplier les "signifiants flottants" ne renvoyant qu'à l'irréprésentable Mort. Parmi ceux-ci il faut plutôt ranger les réflexes conceptuels de la marge des légisignes que Kierkegaard dénommait comme "répétition esthétique". Occultant la flèche du Temps, cette répétition plagiaire (Schneider, 1985) traite les représentations comme ses "éléments bêta" empêchant la pensée de naître (Bion, 1982).
La réflexion de M. Fried (1980, 1990) sur la "non-place" de spectateur dans certains développements de l'esthétique picturale française, au siècle des Lumières, ne peut être interprétée que dans le contexte de l'esthétique contemporaine, s'interrogeant en particulier sur la nature de la communication dans le discours toujours frictionnel entre les hypothèses sur les discours et les objets qui avaient été échangés, verbaux et non-verbales. (...) En dépit d'analyses dialectiques marquantes du temps, des points de vue de ces perspectives différentes, les temps modernes ont exposé de nombreux tableaux face par Michael Fried ne rend pas compte du fait que ce …
Depuis la reconnaissance freudienne du double réseau de la représentation du mot et de chose jusqu'aux emprunts de Lacan aux théories sémiologiques pour représenter la structure de l'inconscient, la psychanalyse peut être considérée comme partie prenante dans la réflexion de la linguistique pragmatique sur le sujet de l'énonciation et le statut symbolique des énoncés. Cependant par leur diversité et contradictions, les œuvres psychanalytiques sur le rapport signifiant-signifié font problème dans l'analyse du phénomène esthétique, consacrant une certaine sérénité de l'interprétation. Nous nous proposons d'éclairer, dans le nouveau contexte épistémologique contemporain, la récurrence de certaines doxas philosophiques (notamment dans la théorie …
Les travaux de l'intelligence artificielle sur des modèles de simulation convient à une clarification de cette dernière notion au sein de l'esthétique visuelle. L'I.A. elle renvoie aux mêmes critères pragmatiques qui, selon Riegl et Gombrich, ont entouré la production des idéologies de l'illusionnisme au cours des siècles et qui ont abouti à la théorie des codes de reconnaissance minimale de Eco. Dans ce contexte, la catégorie de faux s'inscrit comme un échec particulier de la simulation, opposant un récepteur intuitif à des buts illocutoires et l'inefficacité de moyens sémiotiques particuliers. Nous proposons d'éclairer cette dualité de la fausse, produite par …
L'on peut considérer le surgissement des divers codes d'émotions esthétiques comme les points de rupture dans l'histoire de l'art, méconnus jusqu'ici. Par l'outil iconologique, les transformations de la représentation visuelle ont été réduites à un commentaire subordonnant l'expérience fondatrice de la corporéité à un jeu de concepts éthico-philosophiques, à valeur normative. Dans ses développements récents, la sémiologie topotogique explore les fondements d'une esthétique ancrée dans "l'épaisseur des perceptions" (Leroi-Gourhan) et des pulsions affectivo-motrices. Défini comme activité performatrice, le langage visuel se révèle générateur de modélisations spatiales singulières, où se déploient l'expérience du réel.
Dans le contexte de l'art visuel conçu comme un langage performatif, doté de buts illocutoires et engendrant des transformations dans l'état du monde préalable à la représentation (ou à la perception par le spectateur), nous proposons un développement des modèles transformationnels ébauchés par Eco (1978) pour décrire le processus de sémiosis dans les modes de représentation toposemiotiques, aussi bien d'invention modérée que radicale. Ceux-ci étaient fondés sur l'hypothèse d'une homologie entre les processus d'abstraction des stimuli par divers codes perceptifs et les structures d'expression des unités sémantiques. Notre analyse des organisations perceptuelles dans les énoncés visuels permet de conclure à …
En marge d'une élaboration d'une sémiologie sémantique de la représentation visuelle, nous proposons une re-lecture de la proposition de Freud sur les "représentations de choses" qu'il a postulée parallèlement à la "représentation de mots" et des interprétations qui en ont été faites par divers psychanalystes (M. Klein, G. Bateson, Lacan, S. Leclaire) et sémiologues (L. Prieto, U. Eco, G. Mounin). Tour à tour, les "traces mnésiques visuelles" auxquelles renvoie la représentation de choses ont été assimilées au "signifié" de la représentation de mots, à une équivalence de la perception (Greimas, Lacan) ou à un acte sémique autonome (Klein). "L'interprétant" du …