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Cette communication vise à examiner la question de la paix en s'inspirant du projet kantien de paix perpétuelle et en s'interrogeant sur son actualité dans le contexte du terrorisme international, de la mondialisation et de la crise environnementale. Les "garanties" de la paix perpétuelle, telles que les pensait Kant en s'inspirant d'une philosophie de l'histoire animée par la téléologie naturelle, sont disparues. Nos espoirs de paix durable, dont plus rien ne garantit la réalisation dans l'histoire à venir, peuvent néanmoins se fonder sur le projet d'une politique intérieure à l'échelle mondiale (Habermas) et sur une éthique de la responsabilité qui …
Au cours des siècles, la coda du français a subi une évolution générale qui a entraîné son affaiblissement et sa raréfaction relative, avec des modalités différentes selon les classes de consonnes. Voici les grandes tendances de cette évolution, sans égard aux contextes spécifiques ni aux interactions avec la morphologie: 1° seul /r/ est conservé partout; 2° /l/ s’est maintenu seulement à la finale; 3° autrement, les sonantes, soit /l/ en position interne et les nasales dans tous les cas, ont fait l’objet d’un transfert à la voyelle précédente, respectivement par vocalisation et par nasalisation. Les obstruantes s’effacent systématiquement, sans laisser …
L'éthique du discours (Diskursethik) ou éthique de la communication fut fondée par Karl-Otto Apel et Jürgen Habermas afin de reformuler l'éthique kantienne du devoir en utilisant certains acquis de la philosophie anglo-américaine contemporaine. Au cours des dernières décennies, ce projet s'est affirmé comme l'un des plus originaux et des plus discutés en éthique contemporaine. La communication proposée ici visera deux objectifs : 1) Présenter les développements récents de l'éthique de la communication, à la lumière des dernières publications de K.-O. Apel et J. Habermas, de leurs sympathisants et de leurs critiques; 2) Proposer quelques pistes de réflexion sur les forces …
Le Glossaire du parler français au Canada (1930) a recensé dans le détail les alternances voyelle-liquide, liquide-voyelle comme dans le verbe bardasser, berdasser, bordasser, bredasser. Si le contexte typique de ces alternances est une séquence consonne, liquide, schwa, on doit constater que son domaine est beaucoup plus étendu, à plusieurs points de vue; par ailleurs, ces alternances qui ont cessé d'être productives ont laissé des traces lexicales dans l'usage actuel, p.ex. gorlot à côté de grelot. Les apparences ont beau indiquer une explication par métathèse, plusieurs raisons de principe et de fait militent contre cette hypothèse, pointant plutôt vers une …
Malgré son origine adverbiale, le clitique y s’est étendu aussi à la référence humaine en ancien français; en français classique, il a ainsi alterné avec lui, la forme traditionnelle d’un pronom objet indirect, dans un certain nombre de contextes. Toutefois les grammairiens du 17e siècle finirent par imposer à ces deux formes une spécialisation sémantique préservant lui à la référence humaine et y à la référence non humaine, ce qui est encore le cas en français standard contemporain sauf pour quelques exceptions. Cette distinction purement sémantique, cependant, contrevient à la distribution quasi complémentaire des formes clitiques (faibles) et non clitiques …
On observe chez les jeunes à Montréal une prononciation antérieureisée du /ɔ/ qui le rapproche du /œ/, par exemple dans le mot de haute fréquence école. Cette prononciation affecte tous les /ɔ/ sauf devant /r/ final, sans restriction par ailleurs quant au type syllabique ni au contexte segmental particulier. Mais elle engage aussi, sans distinction, la variante [ɔ] de A final ou interne, et c'est précisément ce dernier fait qui donne la clé du phénomène: il n'est pas d'origine phonétique, mais systémique. Le fort stigmate attaché à cette variante, lié aux nombreux contextes de neutralisation des deux voyelles /ɔ/ et …
En finale de morphème, les occlusives de l'Inuit sont diversement affectées par trois processus complémentaires : l'effacement (d'origine morphologique), la nasalisation ou la spirantisation, selon le cas. Les deux règles de nasalisation et de spirantisation, quoique dans des conditions différentes de la position interne, affectent aussi les occlusives finales de mot. Pour l'ensemble des locuteurs du dialecte, elles semblent pouvoir s'appliquer dans des contextes syntaxiques assez larges; il est possible, toutefois, que les locuteurs jeunes soient en voie de spécialiser ces deux procédés à des contextes plus restreints et d'en faire la marque expresse de la cliticisation des démonstratifs, dans …
En français québécois comme en français standard, la distribution de A présente deux variantes, une antérieure et une postérieure, qui sont en complémentarité partielle selon la position dans le mot; de plus, une série de mots non-motivés en synchronie présentent un A postérieur long lexicalisé. L'intérêt du développement historique de cette distribution tient à l'hypothèse qu'elle est le résultat de généralisations successives marquées par des lénitions, sur la base d'une alternance ancienne qui était conditionnée phonétiquement à l'origine. Les phénomènes observés montrent une compréhension de ce processus implicatif, l'émergence des consonnes allongées, et la simplification des géminées en dénasalisation des …
La représentation des diphtongues québécoises pose des problèmes théoriques et formels intéressants. En effet, l'alternance systématique de ces voyelles entre une variante simplement longue et une variante diphtonguée, phonétiquement complexe de type [eɪ... aɪ], justifie de les considérer comme résultant du fractionnement complexe de traits. Ce fractionnement opère en quelque sorte la fission de certains traits vocaliques pour les polariser en deux moments successifs à l'intérieur même des unités du segment. Par exemple, le noyau de la diphtongue est plus ouvert que la voyelle simple, le noyau est appencié de la semi-voyelle, le noyau est syllabique et l'appendice non-syllabique; en …
Les voyelles fermées du français québécois se définissent comme classe naturelle, notamment par rapport à toute série de processus de réduction phonologique partiellement complémentaires. Ces processus se classent phonétiquement à réduire la tension des voyelles (relâchement simple et harmonisation diphtonguaison), leur syllabicité (consonantisation, fusion), leur voisement (désonorisation, syncope) ou finalement leur timbre même (déslabialisation, dénasalisation). Cette réduction, de par son application plus générale, comme la diphtongaison, est souvent reliée à l'augmentation de la tension par suite de la réduction, et éventuellement son élimination radicale. Ils sont à l'étude, mais leur rôle dans l'interaction sociale et dialectale et leurs conditions précises …