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Selon des travaux récents, la structure formantique de la consonne /l/ est modifiée par les voyelles adjacentes, de sorte que la liquide se présente comme une modulation de celles-ci dans les fréquences et dans l'intensité. L'on distinguerait ainsi trois sortes de /l/: un /l/ en grande présence de voyelles postérieures, un /l/ médian en présence de voyelles basses et un /l/ en présence de voyelles hautes. Nous avons voulu déterminer dans quelle mesure les transitions VC et CV restent nécessaires pour que la syllabe comportant un /l/ soit identifiable. Dans ce but, des séquences /VlV/ dans lesquelles les deux V …
On admet généralement que les consonnes fricatives sonores se distinguent de leurs homologues sourdes par la présence de voisement plus ou moins soutenu pendant la tenue et de plusieurs formants voisés dans toute la durée de leur articulation lorsqu'elles sont en position intervocalique et dans une certaine portion de cette durée lorsqu'elles sont en position finale de syllabe. Or il appert, d'après des travaux récents, que des consonnes fricatives peuvent être perçues comme sonores même si elles ne montrent aucune trace de voisement, ce qui ferait perdre à cet indice sa valeur discriminante. Nous avons mesuré le degré de voisement …
Si la structure acoustique des consonnes continues palatales /l/, /ʒ/ et /ɲ/ permet facilement de les définir comme [+ compact], il n'en va pas ainsi pour les occlusives palatovélaires /k/ et /g/. Celles-ci présentent en effet des structures acoustiques différentes selon qu'elles sont suivies de voyelles antérieures ou de voyelles postérieures. Notre étude porte sur 323 /k/ et 192 /g/ prononcés par quatre (4) sujets francophones originaires de Montréal. Nous avons recherché les paramètres acoustiques permettant de distinguer ces consonnes des occlusives non compactes, soit /p,b/ et /t,d/, et nous avons évalué l'importance relative de chacun de ces indices. Nous …
La variation du ton fondamental au début de la voyelle suivante, conséquente du changement de pression à l'intérieur du canal buccal, est considérée généralement comme un indice acoustique important dans la distinction entre les consonnes bruyantes sourdes et leurs homoganiques sonores. Toutefois, à l'unanimité actuelle chez les chercheurs quant au rôle de cet indice en ce qui a trait aux consonnes occlusives, il n'en va pas ainsi dans le cas des fricatives. La présente étude a porté sur 1111 consonnes occlusives et 1015 fricatives sourdes et sonores prononcées par quatre (4) informateurs montréalais. Les résultats montrent un comportement analogue de …