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La présente étude fait partie d’une recherche à plus long terme qui a pour but d’apporter un éclairage scientifique sur un ensemble de faits dans la syntaxe du français québécois. Plusieurs de ces faits n’ont pas toujours retenu suffisamment l’attention des grammaires locales, traditionnelles ou pédagogiques. L’étude proposée cherche à comprendre quelle est la source de la présence de la préposition dans l’expression locative/approximative à quelque part et aussi ailleurs dans la grammaire du FQ (À soir, on fait peur au monde, On nous dit la même affaire à chaque fois) en montrant dans quelle mesure ces faits peuvent être …
Notre étude porte sur l'identification grammaticale des mots-N personne et rien en français québécois. Les mots-N correspondent-ils toujours à des éléments de polarité négative? Déprez (à paraître), à travers une étude comparative des mots-N en créole haïtien (CH) et en français (F), indique que la réponse est positive pour les mots-N du CH et négative pour ceux de F. Nous montrons que les mots-N en FQ possèdent aussi des propriétés distinctes des éléments à polarité négative (ÉPN) puisqu'ils peuvent apparaître, entre autres, sans marqueur de négation en position sujet ou objet (Personne mange ici, J'aime personne). Ceci explique pourquoi, malgré …
Notre étude se situe dans la perspective du programme minimaliste de Chomsky (1995). L'analyse des anglicismes en français québécois ainsi que des emprunts au français en anglais parlé et écrit au Canada est ainsi perçue comme une forme de micro-variation entre grammaires. Nous posons que les emprunts sont identifiés dans la grammaire par l'intermédiaire des éléments lexicaux qui appartiennent aux catégories lexicales majeures ou substantives. Suivant le modèle minimaliste, le principe général en opération lors de l'emprunt pourrait alors se décrire comme suit : si F est un trait d'une catégorie non substantive, F est toujours vérifié par un trait …
Nous présentons une analyse syntaxique pour des structures exclamatives averbales du type: (1) "Etonnant!, cette histoire e". On montre qu'il s'agit d'un déplacement de modificateur ("étonnante") adjoint à une structure DP (Déterminer Phrase). Nous voyons, de plus, que ces prédicats appartiennent uniquement à la classe sémantique des prédicats de niveau individuel. Des analyses de Carlson (1977), Diesing (1988) et Kratzer (1988) ont distingué deux classes sémantiques de prédicats : les prédicats de niveau individuel (individual-level) qui correspondent à une propriété permanente du sujet telle qu'en (1) et les prédicats de niveau transitoire (stage-level) qui correspondent plutôt à un niveau temporaire …
Nous adaptons la définition de Cinque (1990) pour les chaînes-A, ((α, ..., X1, ..., Xn) où X1, la tête, se trouve dans une position-T sur la gauche, (TP)), afin d'analyser la structure sous-jacente de la construction suivante observée dans la langue parlée au Québec: (1) PRO Partir pour l'Italie, je sais que Natacha ne laisserait son chat. Cette chaîne-A permet de rendre compte de la relation "déplacer-α" que l'on observe dans cette construction puisque l'impossibilité de (2) est attribuée à la sous-jacence: (2) *PRO Partir pour l'Italie, j'ai entendu rumeur que Natacha ne laisserait son chat. Nous utilisons également l'analyse …
Notre étude analyse des phrases mixtes prononcées par des locuteurs bilingues arabe marocain/français où apparaissent de continuels mouvements de va-et-vient entre les deux langues suivant un rythme très régulier et très courant. Voici des exemples de ce "Code-switching": (1)a. šrit un divan-lit ʔzwin (J'ai acheté un beau divan-lit) b. mša l' l la chasse wlažžik ni n'a pas tiré (il est parti à la chasse mais il n'a pas tiré). Après une brève présentation pour expliquer le contexte socio-linguistique et psycho-linguistique qui permet un tel phénomène, notre communication vient appuyer l'hypothèse suivant laquelle le "Code-switching" est régi par des contraintes …
Notre étude analyse des phrases mixtes prononcées par des locuteurs bilingues arabe marocain/français où apparaissent de continuels mouvements de va-et-vient entre les deux langues suivant un rythme très régulier et très courant. Voici des exemples de ce "Code-switching": (1)a. šrit un divan-lit ʔzwin (J'ai acheté un beau divan-lit) b. mša l' l la chasse wlažžik ni n'a pas tiré (il est parti à la chasse mais il n'a pas tiré). Après une brève présentation pour expliquer le contexte socio-linguistique et psycho-linguistique qui permet un tel phénomène, notre communication vient appuyer l'hypothèse suivant laquelle le "Code-switching" est régi par des contraintes …
Le créole Haïtien est une langue qui représente un système verbal sans flexion. Il existe cependant des indices qui permettent de distinguer les phrases tensées des phrases infinitivales. On sait très bien par exemple que les formes tensées sont le plus souvent accompagnées de particules qui marquent le temps, le mode ou l'aspect (te, ap, pu, etc.). Si l'on suppose une symétrie entre les phrases tensées et non tensées où la structure abstraite serait représentée telle qu'en (2), l'absence de sujet lexical et de particules verbales devrait nous permettre d'identifier plus facilement certaines phrases infinitivales dont le sujet est une …
Le créole Haïtien est une langue qui représente un système verbal sans flexion. Il existe cependant des indices qui permettent de distinguer les phrases tensées des phrases infinitivales. On sait très bien par exemple que les formes tensées sont le plus souvent accompagnées de particules qui marquent le temps, le mode ou l'aspect (te, ap, pu, etc.). Si l'on suppose une symétrie entre les phrases tensées et non tensées où la structure abstraite serait représentée telle qu'en (2), l'absence de sujet lexical et de particules verbales devrait nous permettre d'identifier plus facilement certaines phrases infinitivales dont le sujet est une …
Nous examinons les caractéristiques du COMPLÉMENT introduisant des phrases infinitives: en position topique et en position sujet, tel que présenté dans les phrases suivantes du français standard: (1) Mourir à vingt ans, c'est triste Conduire sur une route verglacée est extrêmement difficile La préposition-complémenteur apparaît rarement dans ces contextes syntaxiques. On observe quelques règles de résultats différents en une variété de français. Par contre, les phrases tensées équivalentes présentent toutes un COMP lexical dans ces mêmes positions. Nous discutons les liens qui unissent les phrases en (2); (2) Il est triste de partir (*De) partir est triste Nous examinons le …