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Le sommeil et la veille partagent des mécanismes psychophysiologiques qui s'influencent mutuellement de sorte qu'un dysfonctionnement dans l'un risque de mener à des conséquences indésirables sur l'autre. De nombreuses études montrent que le trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité (TDAH) s'accompagne de troubles du sommeil et on peut donc croire que certains des aspects cliniques de cette condition pourraient être associés à une mauvaise qualité du sommeil. À l'inverse, certains auteurs proposent que des éléments physiopathologiques du TDAH mèneraient eux-mêmes à une désorganisation du sommeil. Cette conférence fera une revue des connaissances sur ces questions et proposera des pistes de convergence qui …
Entre 50% et 70% des personnes atteintes d’un trouble anxieux rapportent des difficultés à dormir et l’intensité des symptômes varie de modérée à sévère chez 30% d’entre eux, tant chez les adultes que chez les enfants. Par ailleurs, les études en laboratoire montrent des résultats variables à cet égard et on croit que des questions méthodologiques peuvent expliquer ces différences entre plaintes subjectives et mesures objectives. Notre approche a été d’utiliser des mesures temporellement plus fines que la description macroscopique des stades du sommeil. Ainsi nous avons effectué la quantification des micros-événements au cours du sommeil et l’analyse spectrale de …
Des études antérieures ont permis d'émettre l'hypothèse d'une latéralisation anormale de l’activité cérébrale dans l'autisme. Nous avons voulu vérifier cette hypothèse par l’analyse quantifiée de l'EEG au cours du sommeil paradoxal (SP). Cette approche permet de quantifier l'activation des réseaux neuronaux thalamo-corticaux pendant une période où ils sont stimulés de façon endogène. Nous avons enregistré le sommeil de 8 patients autistes avec intelligence normale (7H, 1 F, 20.5 ans ± 3.3) et 8 participants témoins (7 H, 1 F, 21.8 ans ± 3.5) pendant deux nuits consécutives. L'EEG a été enregistré par six paires d’électrodes couvrant bilatéralement les régions frontales …
Plusieurs études ont décrit le sommeil dans la schizophrénie, mais les résultats sont contradictoires. La méthode méta-analytique de Hunter et Schmidt (1990) nous a permis d’intégrer les résultats des 14 études ayant comparé le sommeil de patients schizophrènes à celui de sujets sains. Nous avons obtenu une différence significative pour les variables suivantes : délai d’endormissement (t = 3,93; p<0,01), durée du sommeil (t = -4,29; p<0,001), nombre d’éveils (t = 2,21; p<0,01), efficacité du sommeil (t = -4,28; p<0,01) et délai d'apparition du sommeil paradoxal (SP) (t = -2,01; p<0,05). L'analyse de variables modératrices a montré que la variance …
Nous avons récemment observé un niveau élevé de l'activité EEG rapide (bande bêta : 13.00-19.75 Hz) en sommeil paradoxal (SP) dans les régions préfrontale bilatérale et temporale droite dans la schizophrénie. Nous avons voulu vérifier l'existence d'une relation entre cette activité EEG et les symptômes de la schizophrénie. Six patients atteints de schizophrénie jamais traités avec des neuroleptiques (4 H, 2 F, 35.0 ± 19.3 ans) ont été enregistrés pendant deux nuits consécutives au laboratoire de sommeil à l'aide d'un montage de 12 électrodes EEG (C3, C4, Fp1, Fp2, F7, F8, T3, T4, T5, T6, O1 et O2). Soixante secondes …
Le TIS détecte la présence du syndrome des impatiences musculaires à l’éveil (SIME). L’akathisie induite par les neuroleptiques est une manifestation sensori-motrice, source de détresse subjective, reliée au besoin constant de bouger. Nous avons voulu vérifier si la présence d’akathisie chez des patients schizophrènes traités par des neuroleptiques est un facteur associé à la présence du SIME. Deux groupes de patients recevant des neuroleptiques classiques ont été évalués. Le groupe Sch-A incluait 7 patients (âge : 32-58 ans) présentant un score élevé (³4) à l’échelle d’akathisie de Barnes (1989). Le groupe Sch-NA comprenait 6 patients (32-53 ans) ne présentant aucune …
Dormir une première nuit dans un laboratoire de sommeil a des conséquences négatives bien connues sur la structure de celui-ci, en particulier sur le sommeil paradoxal (SP). Par contre, très peu d'attention a été donnée à l'analyse quantifiée de l'EEG. Nous avons enregistré le sommeil et l'EEG de huit participants sains au cours de deux nuits consécutives. Tous les sujets étaient exempts de troubles du sommeil, de désordres psychiatriques et neurologiques, tant au niveau personnel que familial (premier degré). Un agenda de sommeil de 14 jours devait être rendu avant la visite au laboratoire afin de s'assurer de la régularité …
Les fuseaux de sommeil (FS) sont des manifestations éléctroencéphalographiques (EEG) spontanées qui apparaissent surtout en stade 2 du sommeil. Ils prennent la forme de bouffées sinusoïdales de 12 à 14 Hz qui durent de 0.5 à 2.0 secondes et seraient associés à un processus de protection du sommeil. Les FS sont réduits de façon marquée chez les personnes âgées normales et atteintes de démence ainsi que dans certains troubles neurologiques et psychiatriques. Une densité (nombre/minute) anormalement élevée de FS dans la première période de sommeil lent a été rapportée chez des patients schizophrènes en arrêt de traitement (Hiatt et al., …
Une privation de sommeil paradoxal (SP) de 8 heures nuit à l’apprentissage d’une tâche d’alternance dans le labyrinthe aquatique de la Morris mais pas à l'apprentissage de sa version standard, allocentrique (1). En combinant ces résultats et ceux obtenus après lésions frontale et hippocampique (2) (3) nous avons émis l'hypothèse que les tâches impliquant le cortex préfrontal (CPF) seraient plus sensibles à une courte privation de SP que les tâches impliquant les hippocampes (1). L’objectif de cette étude est de vérifier l’effet de lésions neurotoxiques sélectives au CPF dans ces deux versions du LA. Vingt et un rats sont lésés …
Plusieurs études ont analysé les liens entre l'organisation du sommeil et les fonctions cognitives diurnes mais aucune d'entre elles n'a analysé la relation entre le sommeil et la performance spatiale. Nous avons enregistré en laboratoire le sommeil de 20 sujets (10H, 10F; 23.7 +/- 4.4 ans) pendant deux nuits consécutives. Au matin de la deuxième nuit nous avons évalué leur performance spatiale dans un labyrinthe à dimension humaine (dimension 8 m x 12 m; hauteur des murs 2,5 m; largeur des corridors 1 m). Les sujets devaient apprendre trois trajets de difficulté croissante (4, 6 et 8 intersections) lors de …