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L'association entre histoire et narration semble aboutir à un problème que certains définissent comme un paradoxe constitutif de l'entreprise historique (Lagueux, 1994). Ce paradoxe est généré par le fait que la nécessité de faire usage de la structure narrative dans toute entreprise historique, mais que cette structure narrative rend problématique la prétention des récits à "correspondre" aux faits, les actions historiques ayant en soi une structure narrative. Je soutiendrait que ce problème relève d'une confusion entre la narration et la narrativité. Mon hypothèse est que la narration d'un récit historique serait neutre du point de vue de ses propriétés formelles, …
Un des acquis des thèses narrativistes est d'avoir démontré que l'histoire doit demeurer récit pour préserver sa dimension historique. Conséquemment, pour marquer la différence entre la fiction et l'histoire, on invoque l'idée de correspondance entre le récit et ce qui est réellement arrivé. Or, l'acte de narration ne peut répondre à cette visée réaliste car il fait appel à un type de jugement qui implique une intelligibilité rétrospective des événements et, en ce sens, relève de l'imaginaire. L'hypothèse la plus audacieuse formulée pour résoudre ce paradoxe, cherche à montrer que le passé possède déjà une structure narrative (MacIntyre, Carr). Je …