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La psychopathie se caractérise par une désinhibition comportementale se manifestant par une conduite impulsive, irresponsable et sexuellement débridée. En laboratoire, ce phénomène peut être notamment observé à l’aide d’une tâche de type go / no-go qui consiste à réagir rapidement à l’apparition d’un stimulus cible et à inhiber une réponse antérieurement apprise. Toutefois, certaines études n’ont pu mettre en évidence ce déficit chez les psychopathes. Ceci pourrait être attribué aux limites de l’épreuve. La tâche peut, en effet, être facilement déjouée par un ralentissement volontaire du temps de réaction. Afin de pallier à ce problème, le Stopping Task a été …
La psychopathie se caractérise par une absence d’anxiété, d’empathie et de remords, ainsi que par une insensibilité marquée au plan des relations interpersonnelles. Les psychopathes sont, en effet, fondamentalement hédonistes et semblent négliger le traitement des émotions négatives. Le contrôle cortical des mécanismes motivationnels sous-corticaux associés à l’expérience des émotions semble être caractérisé par une dominance hémisphérique droite pour les stimuli négatifs et une dominance hémisphérique gauche pour les stimuli positifs. Ainsi, l’hypothèse d’une latéralisation hémisphérique moins franche chez les psychopathes, à l’égard des ressources accordées au traitement des stimuli négatifs, paraît plausible et pertinente à l’investigation empirique. Lors d’une …
La psychopathie se caractérise par une absence d’anxiété, d’empathie et de remords, ainsi que par une insensibilité marquée au plan des relations interpersonnelles. Les psychopathes sont, en effet, fondamentalement hédonistes et semblent négliger le traitement des émotions négatives. Le contrôle cortical des mécanismes motivationnels sous-corticaux associés à l’expérience des émotions semble être caractérisé par une dominance hémisphérique droite pour les stimuli négatifs et une dominance hémisphérique gauche pour les stimuli positifs. Ainsi, l’hypothèse d’une latéralisation hémisphérique moins franche chez les psychopathes, à l’égard des ressources accordées au traitement des stimuli négatifs, paraît plausible et pertinente à l’investigation empirique. Lors d’une …
La similarité fonctionnelle observée entre les symptômes résultant d'une atteinte frontale et les critères descriptifs de la psychopathie a donné naissance à une série d'études portant sur la performance relative aux fonctions exécutives chez les psychopathes. Les résultats découlant de ces études demeurent toutefois fort mitigés et les déficits observés sont loin d'être généralisables à l'ensemble des fonctions exécutives. Une interprétation possible réside dans le fait que ces études ont généralement considéré le lobe frontal comme une entité morphologique sans région différenciée. Or, la similarité fonctionnelle entre les conduites psychopathiques et les sujets ayant subient des lésions frontales est évidente …
La similarité fonctionnelle observée entre les symptômes résultant d'une atteinte frontale et les critères descriptifs de la psychopathie a donné naissance à une série d'études portant sur la performance relative aux fonctions exécutives chez les psychopathes. Les résultats découlant de ces études demeurent toutefois fort mitigés et les déficits observés sont loin d'être généralisables à l'ensemble des fonctions exécutives. Une interprétation possible réside dans le fait que ces études ont généralement considéré le lobe frontal comme une entité morphologique sans région différenciée. Or, la similarité fonctionnelle entre les conduites psychopathiques et les sujets ayant subient des lésions frontales est évidente …
Plusieurs études relèvent une relation entre le comportement délinquant et les résultats à certaines épreuves neurologiques et neuropsychologiques, dont principalement les tests relatifs aux fonctions exécutives et langagières (Moffitt, 1990). Bien qu'il y ait certaines divergences quant à la conceptualisation théorique de ces déficits, l'ensemble des auteurs s'entendent généralement sur la présence de déficits associés aux fonctions du lobe frontal (Elliott, 1978; Buikhuisen, 1987; Lester, 1989; Lewis, 1990; Gorenstein, 1990; Gorenstein et Newman, 1980; Mednick et Volavka, 1980; Moffitt, 1987,1988; Moffitt, 1990; Silver, Stuart et Yudofsky, 1987). Toutefois, des lacunes méthodologiques telles la représentativité ou la taille des échantillons, le …
Plusieurs études relèvent une relation entre le comportement délinquant et les résultats à certaines épreuves neurologiques et neuropsychologiques, dont principalement les tests relatifs aux fonctions exécutives et langagières (Moffitt, 1990). Bien qu'il y ait certaines divergences quant à la conceptualisation théorique de ces déficits, l'ensemble des auteurs s'entendent généralement sur la présence de déficits associés aux fonctions du lobe frontal (Elliott, 1978; Buikhuisen, 1987; Lester, 1989; Lewis, 1990; Gorenstein, 1990; Gorenstein et Newman, 1980; Mednick et Volavka, 1980; Moffitt, 1987,1988; Moffitt, 1990; Silver, Stuart et Yudofsky, 1987). Toutefois, des lacunes méthodologiques telles la représentativité ou la taille des échantillons, le …