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Le fonnuo s'est toujours préoccupé de la division et de l'organisation de son espace vital dans le fonds familial mais les données paraissent plutôt rares pour catégoriser les lieux invisibles qui sont repérés pour marquer son existence (Se) et les grandes figures de sa cosmogonie religieuse. Toute matière vivante, du roseau à l'homme, possède un Se, nous avons retenu qu'au retour de la vie (gbè), le Se de toute entité se retrouvait à séhouè. Toutefois, le Se de l'homme (gbeto) fait un bref séjour dans les salles adjacentes à l'enceinte familiale (XOXO FLE) avant d'accéder au pur invisible (WONYOUI); ce …
Les deux principaux fluides biologiques véhiculés par le corps (agbasa) de l'homme Fon, soit le sang et le sperme, sont intimement associés à la vie: la vie dans le gbotem implique le sang (houin) et la vie se perpétue avec le sperme, "un liquide aussi précieux que le sang" (houin sin). Or, ce véhicule de la reproduction biologique et sociologique possède deux très fortes charges sémantiques chez les Fon des deux sexes. Aussi, fait-il l'objet d'une observation poussée lors des grands moments de la reproduction chez les agnats, alors que la famille qui donne une épouse désire protéger ce bien …
En milieu Fon, l'enfant fait quasi figure de valeur innée: "c'est comme un pied d'arbre coupé autour duquel il y a de jeunes pousses". L'enfant fixe un sens aux aspirations de la femme qui ne cesse d'accumuler dans une société où patriarcat et polygamie renforcent le pouvoir social de l'homme. Que fait-on pour développer et préserver cette santé de la reproduction, associée au pouvoir androgyne, et quel est le destin du sin-sou? Dès la naissance, une prière initiatique cherche à le protéger contre des forces extérieures qui essaient d'entrer dans sa vie. Vient ensuite la présentation de l'enfant au Hennu-Vodun …