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Depuis 2001, l’université du Québec à Chicoutimi (UQAC) accueille le DÉSS en Éco-Conseil, un programme intensif de deuxième cycle qui vise à former des professionnels du développement durable (DD). Cette formation se caractérise par sa transdisciplinarité, son ancrage dans l’action et son originalité par rapport à l’enseignement traditionnel. En 2008, un programme court de DD a été créé dans la foulée au DÉSS en Éco-Conseil pour accommoder les étudiants désireux d’acquérir des compétences en DD à distance et en 2010, un programme court sur la gestion durable du carbone forestier s’est ajouté. En mai 2011, l’UQAC offre une maîtrise par …
Bien que les bases scientifiques permettant d’affirmer que les écosystèmes forestiers captent du CO2 atmosphérique soient solides, il reste encore beaucoup d’incertitudes sur la permanence de cette séquestration, sur la performance des diverses espèces à cet égard et sur la répartition du carbone dans les divers compartiments de l’écosystème forestier. Cette recherche est encore à faire en milieu boréal. Le projet Carbone boréal est une façon originale de financer la recherche sur ces sujets grâce à la vente de crédits compensatoires liés à l’absorption de CO2 par les arbres plantés dans des forêts expérimentales installées sur des parterres naturellement dépourvus …
En 2004, la Chaire en Éco-Conseil a posé l’hypothèse qu’il était possible, en analysant le cycle de vie d’un événement et en y appliquant des principes de réduction à la source et de compensation des gaz à effet de serre de réduire à zéro ses impacts sur l’environnement. La démarche nécessaire pour tester cette hypothèse a impliqué le développement de méthodes de mesure et d’un cahier de charges qui constituent le protocole expérimental. Dans une approche de cycle de vie, les impacts ont été caractérisés. Les plus significatifs sont la génération de déchets (impacts sur les émissions atmosphériques, sur l’eutrophisation …
La question des plantations comme méthode de mitigation des Gaz à effet de serre (GES) est plutôt controversée, surtout lorsqu’elles sont comparées à d’autres projets de réductions directes d’émissions de GES sur un marché du carbone. Certains marchés ne reconnaissent d’ailleurs pas les plantations, ou la séquestration biologique en général, comme un projet de réduction éligible. Ce type de compensation comporte en effet des limites, liées entre autres aux concepts de la permanence et la réversibilité. Toute tentative d’évaluation sérieuse devrait ainsi tenir compte des dimensions temporelles et dimensionnelles liées aux plantations, qui peuvent aussi avoir des effets pervers au …
Le quatrième rapport du GIEC paru en 2007 est formel. Le climat de la planète va changer et c’est l’activité humaine qui est le facteur déterminant de ce changement. La situation est d’autant plus alarmante que le phénomène exacerbe d’autres problèmes environnementaux à l’échelle locale, régionale et globale. Il faudra vivre avec des changements potentiellement catastrophiques et s’adapter aux manifestations du nouveau climat. Plus encore, il faut aussi modifier profondément la relation séculaire entre la consommation et la croissance économique. Comme le problème est lié à une multitude de gestes insignifiants, la contribution de chacun est significative. Nos seules faillites …
Les prévisions globales du GIEC tendent vers une augmentation des précipitations dans le nord-est de l’Amérique du Nord, une augmentation des températures moyennes annuelles et de la quantité de précipitations neigeuses, mais une diminution de la durée de la couverture de neige au sol. Si les modèles régionaux et les observations de terrain nous permettent de confirmer cette tendance dans le centre et le nord du Québec, la tendance est moins claire dans le bassin versant des Grands Lacs Saint-Laurent dont dépend la majeure partie de la population québécoise. Sachant que les impacts d’un changement climatique ne peuvent se prévoir …
Les extrapolations qui sont faites depuis les années 1970 laissent penser que la généralisation du mode de consommation des pays industrialisés à l'ensemble de l'humanité serait catastrophique pour les systèmes écologiques planétaires. Ces projections ont souvent été décriées comme étant alarmistes mais elles soulignent néanmoins le fait que la croissance de la consommation et l'augmentation concomitante de la population dans les pays pauvres et la généralisation de l'accès à l'information qui permet à chacun de savoir comment vit l'autre. Le développement durable implique que la satisfaction des besoins d'aujourd'hui ne se fasse pas en cause la satisfaction des besoins des …
Hormis Julian Barnes, peu de gens se sont intéressés à nous expliquer lesquelles des espèces embarquées par le patriarche avaient disparu en ragoût pendant les 40 jours du Déluge. Or, la vie est une longue suite d'assassinats interspécifiques. On peut identifier de nombreux blocages à l'éducation en matière de biodiversité: - l'ignorance du nombre d'espèces et de leur rôle dans les écosystèmes; - le manque de connaissances scientifiques généralisée de la population et des décideurs; - le syndrome de Minimus; - le manque de perspective spatiale et temporelle des mécanismes de décision; - la pauvreté; - un certain conception de …
Nous avons commencé en 1988 un programme de recherche visant à intégrer l'éducation relative à l'environnement comme fil conducteur à l'intérieur du programme de sciences au Cégep de Saint-Félicien. Dans sa phase préliminaire, il nous a permis: 1- d'identifier des problématiques environnementales qui peuvent constituer des points d'attache entre les divers cours du programme de sciences; 2- d'assurer une collaboration entre l'industrie, l'université, le milieu environnemental et les enseignants du collège et; 3- de déterminer des contenus qui peuvent servir à développer chez les étudiants des compétences, à la fois dans les diverses disciplines scientifiques et dans le domaine de …
À la suite d'une analyse de l'éducation relative à l'environnement (ERE) qui se pratique au Québec, on peut constater diverses lacunes et faiblesses et suggérer de nouvelles orientations pour améliorer l'impact des efforts gouvernementaux et privés dans ce domaine. Dans un premier temps, il apparaît inopportun de concentrer dans un service spécifique la mission d'ERE du gouvernement provincial. Deuxièmement, il semble que les groupes et les ONG soient les mieux placés pour offrir une ERE de qualité, actualisée et à moindres frais. Toutefois, d'importants problèmes de financement et de coordination des groupes devront être faits pour assurer l'efficacité de leur …