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Durant la décennie 1960, trois événements permettent de cerner et préciser les causes de la rupture du réseau institutionnel canadien-français: 1° les réactions au projet de réforme constitutionnelle du ministre fédéral de la Justice, Edmond Davie Fulton, 2° la dissolution de l’Ordre de Jacques-Cartier et 3° la tenue des états généraux du Canada français. Ces trois événements confrontent les acteurs mais aussi, en l’occurrence les leaders de l’Ontario français et ceux des mouvements nationalistes québécois, aux divergences qui émergent dans la communauté nationale et territoriale que constitue le Canada français. Ainsi, les dirigeants des mouvements nationalistes québécois opposent la territorialité …
La Révolution tranquille amène une modification de l'identité québécoise et de celles des minorités canadiennes-françaises. Perçues encore comme une ceinture d'avant-postes autour de la province de Québec ayant pour mission d'enrayer la vague d'anglicisation du Canada français, cette vision des minorités disparaît au début du régime Lesage. Avec la création du Service du Canada français d'outre-frontières au sein du ministère des Affaires culturelles, le Québec se définit comme la mère patrie de tous les Canadiens français. Fort de cette affirmation, un rôle particulier lui échoit, celui de favoriser le rayonnement de la culture française sur le continent nord-américain. Ce ministère …
La présente étude retrace la longue dualité entre, d'une part, un nationalisme lié à l'appartenance ethnique, c'est-à-dire l'affirmation de l'existence de deux nations fondatrices de l'ensemble canadien. Ce nationalisme nie l'identité du minoritaire en le confrontant avec une homologue conçu pour former une canadienne-française homogène. D'autre part, en réaction à ce nationalisme, un second se définit par la territorialité québécoise, excluant par le fait même le francophone hors du Québec. Paradoxalement il favorise, chez les groupes francophones minoritaires, une prise conscience de leur identité.