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Les sciences cognitives du raisonnement nous apprennent que les humains ont une tendance spontanée dans le raisonnement cognitif à faire des sophismes et des suppressions d’inférences valides. Nous analyserons ces deux types de tendances pour en tirer quelques conséquences : 1) notre tendance aux sophismes comprend des procédures abductives, qui nous portent à créer de l’information, à penser de manière convergente et à tendre vers le dogmatisme; 2) au contraire, notre tendance suppressive, nous porte à créer de la probabilité, à penser de manière divergente et à tendre vers le scepticisme. Nous soutiendrons qu’en contexte de raisonnement normatif, ces deux …
On peut définir un système intelligent comme étant un système adaptatif de traitement d’information. Il doit donc posséder deux types de mécanismes : des capteurs d’information et des correcteurs d’information. On verra comment ces principes s’inscrivent dans une perspective évolutionnaire et comment ils ont été opérationnalisés dans différentes approches en intelligence artificielle (approches symbolistes, réseaux de neurones, algorithmes génétiques…). Nous verrons ensuite comment ces types de mécanismes se mettent en œuvre dans le raisonnement humain. Nous terminerons par quelques conclusions relatives aux développements futurs des architectures cognitives et de l’intelligence artificielle.
Suite à notre critique de la logique mentale et à notre introduction d'une perspective structurale, nous nous pencherons sur la pertinence d'une approche plus sémantique, comme celle de la théorie des modèles mentaux (voir Johnson-Laird et Byrne, 2002). Alors que cette théorie est algorithmique, nous allons proposer de lui ajouter une théorie computationnelle, laquelle tente de modéliser non seulement l'expertise, mais aussi le comportement sophistique du novice. Pour ce faire, nous allons nous référer à la structure d'algèbre et de treillis de Boole et aux groupes de Klein présents dans la logique classique des propositions. Les sophismes systématiques en contexte …
Nous présenterons ensuite les expériences de Cosmides (1989), qui ont montré que les sophismes présentés plus haut sont commis dans les contextes descriptifs et sont évités en contextes normatifs de relations de prix et de privilèges. Ainsi, les écrasements de groupes de Klein se produiraient dans certains contextes, mais pas dans les contextes normatifs. Cosmides explique la différence de comportement entre contextes par une activation d'un module cérébral de détection des tricheurs, qui serait activé dans nos raisonnements normatifs, mais pas dans les contextes descriptifs. Ainsi, nous aurions hérité de ce module, qui apparut chez nos ancêtres et qui aurait …
Les systèmes dynamiques constituent un instrument précieux pour la modélisation des phénomènes complexes. Il est éclairant de les utiliser pour expliquer l'évolution et la structure de la compétence logique et de la connaissance humaine. Pour ce faire, on peut définir l'information comme représentation de l'ordre naturel et considérer l'esprit humain comme machine à traiter de l'information, en se constituant progressivement un réservoir dynamique d'informations. Nous définissons le traitement de l'information comme étant inférentiel. Dans ce contexte, nos compétences logiques et mathématiques apparaissent comme étant respectivement des mécanismes inférentiels de traitement catégoriel et de traitement métrique de l'information. Dans ces deux …
Les conditions de production du savoir font aujourd’hui face à la nécessité de créer des zones de logique commune dans lesquelles le langage joue un rôle primordial. La quête d’interdisciplinarité ne peut s’actualiser qu’à travers l’articulation des points de vue que chaque discipline peut élaborer. Les fondements épistémologiques de tels prérequis seront questionnés.
Les théories épistémologiques traditionnelles se distinguent en deux groupes: celles qui considèrent la perception comme donnée et qui peuvent ainsi soutenir que l'expérience empirique est un tribunal objectif pour juger de nos connaissances, et celles qui soutiennent que la perception est construite et n'est pas en mesure de procurer l'objectivité à nos connaissances. L'auteur présentera une théorie mixte où la perception est à la fois réception et construction, où l'expérience empirique est la rencontre indissociable d'une expérience physique et d'une expérience psychologique. L'auteur exposera sa théorie interactionniste et correctionniste des mécanismes perceptifs, selon laquelle la perception est déjà une activité …