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La question du pouvoir dans la médicalisation de l'infécondité involontaire est souvent perçue, au travers d'un prisme féministe, comme une force unidirectionnelle imposée d'en haut sur des femmes qui ne parviennent pas à enfanter normalement. Une recherche empirique effectuée au Québec permet de mettre en contexte les rapports de force qui se jouent face à l'expérience de l'infécondité involontaire, pour en arriver à nuancer, à partir de la notion de biopouvoir, celles de résistance, d'autonomie et de liberté d'action, dans les échanges entre actrices et acteurs impliqués dans la procréation médicalement assistée.
Dans la réflexion portant sur la procréation médicalement assistée, la crainte des dérives a conduit à la dénonciation d'une tendance qui consistait à vouloir un enfant à soi, donc pour soi. Au sens littéral du terme avec le concept d'autoreproduction narcissique, qui permettrait aux individus de se fabriquer un enfant, sans passer par le nécessaire rapport à l'autre, mais aussi dans le contexte du couple, avec la valeur de la vie biologique à tout prix. Ces extrapolations issues d'une interprétation négative de la médecine de recherche en médecine reproductive et du désir des couples qui n'arrivent pas à concevoir un …