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Dans le franco-canadien populaire, oi se prononce (1) wé dans la dernière syllabe sonore des mots (ardoèse, avoène, etc.); (2) wé dans quelques monosyllabes (moué, toé, etc.) et surtout dans les syllabes non accentuées où les groupes oi, oy ne sont pas é ni ó (bouésson); (3) wâ dans les monosyllabes bois, mois, etc. (4) é dans quelques mots (crère, adrête); (5) é, dans frédir, cré ainsi que dans quelques mots où oy se rencontre (bréyer, créable); (6) o, avec variante en on (pongner, moitié). Ces différentes prononciations étaient d’un usage général en France au XVe et au XVIe siècles. …
Dans le franco-canadien, poudrer s’emploie tantôt intransitivement avec le sens de tourbillonner dans le vent, tantôt impersonnellement pour signifier qu’il fait une tempête de neige, et poudrerie a deux acceptions particulières, celle de neige fine et sèche que le vent soulève en tourbillons, celle aussi de tourmente de neige. L’usage de poudrer et de poudrerie avec ces acceptions est général chez les Canadiens qui parlent français. Il est ancien aussi: on le trouve déjà dans une relation de 1709. Les acceptions canadiennes de ces mots ne semblent pas venir de dialectes français, ni de l’ancienne langue. Le mot poudrerie d’ailleurs …