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Le triangle de Tracadie-Caraquet-Bathurst, c'est-à-dire le comté de Gloucester, au Nouveau-Brunswick nord-oriental, compte aujourd'hui 34,872 Acadiens, sur une population totale de 41,914 âmes (cens de 1931). Cette région maritime et basse possède une savoureuse histoire qui la rapproche de sa voisine plus accidentée du nord: la Gaspésie sud-orientale, de Bonaventure à Percé. L'agriculture et la pêche se partagent les soins de ses habitants, fils d'Acadiens qui ont absorbé des éléments canadiens comme les familles Mailloux, Chénar, Paulin, Brideau, Gauvin, Lozier, et des éléments jersiais comme les Duval, De Gruchy, Delagarde, Dumaresq, Sormany, Leriche, etc. Les musées historiques de Mgr Trudel …
Sur une population totale de 132,581 habitants, en 1931, l'île du Cap-Breton en comptait 17,966 de descendance acadienne. Ces Acadiens, fils d'exilés qui vinrent de l'île du Prince-Édouard ou des Îles Saint-Pierre et Miquelon, se groupent surtout dans la région de Chéticamp (côte nord-ouest) et du côté d'Arichat (côte sud). Les mines de Sydney et de Glace Bay emploient environ 6,000 Acadiens. Dix paroisses de l'île du Cap-Breton sont actuellement dirigées par un curé de langue française. C'est la meilleure garantie de la survivance française en cette partie de l'Acadie, avec la présence, en certains endroits, de religieuses enseignantes comme …
Le 15 août 1932, Mgr Leventoux, vicaire apostolique du Golfe Saint-Laurent, bénissait une chapelle-souvenir érigée à la Pointe-de-l'Eglise, à l'endroit du rivage où fut construite, en 1799, par le Père Sigogne, une première chapelle destinée aux Acadiens revenant de l'exil. Le 27 août 1933, une seconde manifestation du souvenir français avait lieu aux Grosses-Coques, près de la Pointe-de-l'Eglise, lieu d'arrivée, en 1767, du premier pionnier Joseph Dugas. Ces deux fêtes populaires indiquent, chez les 18,000 Acadiens des comtés de Digby et Yarmouth, la volonté de prolonger et d'affermir leur vie française.
Une institution religieuse a hâté le progrès matériel et moral du pays canado-acadien du Madawaska : c’est l’Hôtel-Dieu de Saint-Basile. Une religieuse a été, pendant soixante ans, l’âme de cette institution : c’est la Mère Maillet (née Alphonsine Ranger, du village de l’Acadie, Qué.). Bien vivante encore, à quatre-vingt-sept ans, cette humble hospitalière reçoit présentement les hommages des 25,000 descendants français du Madawaska, qui la vénèrent comme leur insigne bienfaitrice.
Le modeste curé choisi par Rome pour succéder, en 1932, au cardinal Villeneuve, sur le siège épiscopal de Gravelbourg, Mgr Arthur Melanson, fut pendant un quart de siècle l’apôtre de la colonisation et le zélateur de la langue française dans le comté anglo-canadien de Restigouche, au Nouveau-Brunswick. L’oeuvre féconde qu’il y a accomplie lui donne rang parmi les plus grands bienfaiteurs du peuple acadien, dont il a gardé l’étoile mariale sur son blason épiscopal.
Une augmentation globale de 16,519 âmes: tel est le résultat net de la croissance acadienne dans les trois provinces maritimes, au cours de la décennie 1921-1931. L’Ile du Prince-Edouard avec une population acadienne actuelle de 12,962 âmes, et la Nouvelle-Ecosse avec 56,629, n’ont guère changé. C’est le Nouveau-Brunswick qui constitue la Nouvelle-Acadie, la terre de demain pour les descendants des anciens exilés. On y compte présentement 136,700 Acadiens groupés dans les cinq comtés de Madawaska, Restigouche, Gloucester, Kent et Westmorland; ils forment le tiers de la population totale du Nouveau-Brunswick.