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Si le phénomène d'exocytose commence à être bien compris chez les invertébrés supérieurs et chez les vertébrés, il reste encore inconnu chez les animaux possédant les systèmes nerveux les plus primitifs. Nous avons donc mesuré directement les libérations de monoamines sur des neurones dissociés du cnidaire Renilla köllikeri par la technique d'ampérométrie. Nous avons constaté qu'une partie de ces neurones possèdent une forte activité de libérations spontanéees calcium-dépendantes. Les libérations spontanées ainsi que les libérations nécessitant une concentration dépolarisante de potassium se présentent sous formes de bouffées d'événement exocytotiques. L'analyse par un transformé de Fourier (FFT) révèle une double dynamique …
La reprise de la méïose chez les ovocytes en prophase I de la palourde, Spisula solidissima, est normalement déclenchée par la fécondation mais peut aussi l’être par l’ajout de KCl ou de sérotonine. Les ions K+ provoquent une dépolarisation membranaire permettant l’ouverture de canaux calciques tandis que la sérotonine se lie à des récepteurs spécifiques généralement couplés à des protéines-G. Celles-ci sont elles-mêmes souvent associées à la voie de signalisation de l’AMP cyclique (AMPc). Notre étude a pour but de clarifier l’intervention potentielle de l’AMP cyclique après la fécondation, ou l’activation artificielle par le KCl ou la sérotonine. Des pré-traitements …
Chez la palourde Spisula solidissima, la sérotonine induit la ponte lorsqu’injectée dans les gonades, accroît la fécondabilité des ovocytes pré-traités et, à plus forte concentration, peut même induire la reprise de la méïose qui est normalement déclenchée par la fécondation. Afin de mieux comprendre globalement les rôles physiologiques de la sérotonine dans la reproduction de la palourde, nous avons localisé et quantifié la sérotonine dans les gonades au cours de la gamétogénèse et durant l’embryogénèse, par immunohistochimie et chromatographie liquide à haute pression. À l’aide d’un anticorps anti-sérotonine, des fibres sérotoninergiques sont observés au niveau de la paroi alvéolaire des …
L'identification des substances neuromédiatrices dans les réseaux nerveux des Coelentérés présente un intérêt certain pour une compréhension de l'évolution neurochimique des systèmes nerveux. Une étude biochimique des tissus nerveux de Renilla reniformis a été effectuée, utilisant une technique de dosage radio-enzymatique des catécholamines. Elle montre la présence de dopamine, de noradrénaline et d'adrénaline dans plusieurs régions de la colonie. Ces résultats sont appuyés par la détection d'immunoréactivités aux anticorps de ces monoamines, révélées par la technique du PAP. L'adrénaline, dont la présence est rarement démontrée chez les invertébrés, est détectée pour la première fois chez un Coelentéré. Ces résultats suggèrent …
Plusieurs drogues ont un effet spécifique sur le système effecteur lumineux de la pensée de mer, Renilla köllikeri, mais on ignore si ces effets pharmacologiques impliquent directement les cellules lumineuses ou s'ils impliquent l'intervention d'une voie nerveuse. D'autre part, il est connu que la réponse lumineuse de ce système dépend de la présence des ions calcium, toutefois, les mécanismes qui régissent cette dépendance ionique sont mal connus. L'analyse pharmacologique des cellules lumineuses isolées est susceptible de fournir des réponses à ces questions. Nous avons trouvé que les photocytes peuvent répondre directement à l'adrénaline, à la sérotonine ou au KCl isotonique …
Il existe dans l'ensemble des vertébrés et des invertébrés, au niveau du système nerveux, des cellules nerveuses et des terminaisons cellulaires des voies sérotoninergiques aux fonctions multiples. Par contre, quelques études sur les cnidaires, mollusques et arthropodes mettent en doute la présence de la sérotonine (5-HT) chez ces derniers. Nous avons entrepris une étude immunohistochimique sur plusieurs cnidaires dirigés contre la 5-HT chez Renilla köllikeri dont les activités musculaires rythmiques sont affectées par la 5-HT. L'immunoréactivité a été surtout confirmée au niveau de l'ectodermes et des cellules sensorielles et nerveuses des tentacules. Quelques cellules colorées étaient aussi présentes au niveau …
La sérotonine, et dans une moindre mesure la noradrénaline et l'adrénaline, causent des effets pharmacologiques sur l'activité neuromusculaire de l'intestin antérieur du ver polychète Chaetopterus variopedatus ainsi que sur l'activité électrique du tronc nerveux central. Leur présence demeure toutefois à démontrer. L'utilisation d'anticorps dirigés contre diverses monoamines nous a permis de mettre en évidence l'immunoréactivité de la sérotonine, de la dopamine et de la noradrénaline dans le cordon nerveux, les dorsaux-nerfs radior-enzymatiques des extensions indiquent que la dopamine et la noradrénaline sont retrouvées dans plusieurs régions de l'animal, alors que l'adrénaline est généralement absente, ou présente en très faibles quantités. …
La présence de sérotonine a déjà été démontrée au niveau du cordon nerveux ventral d'un ver polychète, Nereis diversus, mais non pas dans son système nerveux périphérique. Des travaux antérieurs nous ayant permis de visualiser une immunoréactivité importante d'anticorps à la sérotonine dans la plupart des constituants de l'écaille luminescente du polychète Harmothoe imbricata, il était important de vérifier la présence de cette monoamine dans le système nerveux central de l'animal. Une immunoréactivité de type sérotoninergique s'est visualisée dans plusieurs ganglions sous-œsophagiens et segmentaires du cordon nerveux ventral, ainsi que dans les fibres des parapodes et des cirres. D'autres éléments …
On sait que les élytres (écailles) du ver polynoïde Harmothoe répondent à certaines substances neuromédiatrices monoaminergiques, telle la sérotonine, par une émission lumineuse. Il semble donc que le contrôle nerveux de cette émission pourrait s'effectuer par l'intermédiaire de ces neuromédiateurs. Les travaux académiques nous permettent de croire qu'il existe des amas cellulaires, pour capter la sérotonine, ainsi que la noradrénaline. Nous avons utilisé des méthodes immunohistochimiques, en particulier la technique peroxydase-antiperoxydase (PAP), qui permet, par l'utilisation d'anticorps spécifiques, de mettre en évidence des structures morphologiques dans lesquelles est présente la sérotonine. L'immunoréactivité a été localisée dans les structures épithéliales et …
La bioluminescence de la pensée de mer est contrôlée par un réseau nerveux primitif dont l'action inductrice de lumière est semblable à celle provoquée par l'adrénaline. Afin de vérifier si l'adrénaline agit par l'intermédiaire d'un réseau nerveux, ou directement sur les cellules lumineuses (photocytes), nous avons soumis le tissu lumineux à une digestion enzymatique pour séparer les cellules. Une incubation de 2 heures à 30°C dans une solution de Pronase 0,5 % préparée dans l'eau de mer artificielle, suffit à séparer toutes les cellules, ce qui vérifié par des contrôles microscopiques. Les suspensions de photocytes étaient obtenues par centrifugation sur …