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À partir de mon ouvrage, Herbert Marcuse's Utopia, je me demanderai : Marcuse fait-il vraiment un lien entre utopisme et terrorisme ? Pour répondre, j'examinerai les liens qui sont souvent faits entre utopie et violence chez Platon, More, Rousseau, Marx et Marcuse, et ferai remarquer qu'il y a plusieurs niveaux de lecture possibles. Puis je proposerai pour l'action morale qui dépasse le débat de la distinction entre moyen et fin, et qui prolonge la distinction wébérienne d'éthique de conviction et d'éthique de responsabilité.
Jusqu'à quel point peut-on reconnaître un point de convergence entre l'affirmation de Marx : "les hommes font l'histoire mais ils ne savent pas qu'ils la font" et les "effets émergents des systèmes d'interdépendance" dont parle Raymond Boudon dans La logique du social à partir de Tocqueville, Simmel et Parsons, de même que le principe d'énaction d'ordre illustré par Pascal, Pareto etc... que développe Jules Monnerot dans Intelligence de la politique, et enfin de même que "le paradoxe des conséquences" de Max Weber qui se trouve au fondement de sa philosophie de la science, de la morale et de la politique …
"Les scientifiques sont des chasseurs de mythes" affirme, avec raison, Norbert Elias dans Qu'est-ce que la sociologie?. Mais certains démystificateurs de mythes ne seraient-ils pas eux-mêmes des créateurs de mythes? C'est la question que nous nous posons en lisant l'article de André-J. Bélanger de l'Université de Montréal "Le politique, concept mystificateur?" dans la Revue canadienne de science politique en mars 1984. En effet, M. Bélanger s'attaque au sociologue et philosophe Julian Freud parce qu'il aurait fait du politique (au masculin) un concept mystificateur. Freud se serait installé dans le vieil essentialisme aristotélicien. Pourtant il propose une théorie très originale de …