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Friedrich Schiller analyse de façon prophétique le monde moderne, le montrant marqué par la raison, mais tendu, à la limite de la contradiction, entre sa rationalisation et le rationnel. Attentif aux "espérances" des hommes de son siècle, et frappé par le processus de rationalisation dont il pressent déjà le pouvoir dissolvant sur l’espace politique, Schiller tâche alors de s’éprouver à cette nouvelle figure de la "barbarie" et formule sa thèse: "c’est par la beauté que l’on s’achemine vers la liberté". L’objectif de cet exposé consistera à démontrer en quoi la thèse schillérienne adresse au questionnement philosophique d’aujourd’hui les exigences d’une …
Identifiant le totalitarisme nazi au concept de "National-Esthétisme", Philippe Lacoue-Labarthe croit trouver les prémisses philosophiques de ces régimes dans l’idéal schillérien d’une "éducation esthétique de l’homme". Le but de notre exposé consiste à montrer que cette double proposition ignore et dissimule l’intérêt actuel de la pensée de Schiller, en quête d’une rationalité élargie par le jeu (émancipateur) de l’art dans le monde de la raison. C’est en effet dans l’excès même des catégories esthético-politiques définies par Schiller que la "politique fiction" des totalitarismes nous paraît révéler sa nature propre, hybride radicalement inédit. Cette perspective négative, ouverte sur l’idéal schillérien, ne …
L'esquisse d'une phénoménologie dans L'origine de l'œuvre d'art de Heidegger s'enracine dans l'examen du "plaisir désintéressé de l'expérience esthétique. Par rapport à une certaine interprétation subjectiviste de l'esthétique kantienne, cette lecture phénoménologique ouvre, dans le texte de Kant, une tension, dont la résolution formera l'enjeu de la question sur laquelle se clôt L'origine de l'œuvre d'art, celle de la mort de l'art.