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Des rats ont été gardés à l'extérieur plus d'un an dans les Laurentides. L'acclimatation au froid telle qu'on l'apprécie par la réponse métabolique à une injection de tyramine-HCL ne commence à s'instaurer qu'en décembre et persiste jusqu'en juillet pour disparaître en août. Des divers paramètres étudiés, seuls le poids de la graisse brune et sa teneur en acide ascorbique semblent reliés à ce phénomène.
Chez le rat exposé continuellement au froid (5 semaines à 6°C) on note une hausse puis un retour partiel aux valeurs initiales de la teneur du tissu épididymaire en matière sèche non lipidique. Contrairement aux témoins, cette matière sèche est plus élevée du côté droit que du côté gauche. A cause de ces variations, il est avantageux d'exprimer l'activité métabolique du tissu adipeux en termes de la matière sèche non lipidique plutôt que du poids frais du tissu.
Si l'on accepte le bien fondé de la technique de Winegrad (Am. J. Physiol 206, 165-168, 1964), on doit conclure à une oxydation plus poussée du glucose via la voie de l'acide glucuronique, par le tissu épididymal du rat dès la seconde semaine d'exposition au froid (6°C). Bien que l'on puisse mettre en évidence l'oxydation du L-gulonate par le NAD, il nous a été impossible de déceler la présence de la NADP L-gulonate oxidoréductase. Il ne semble pas y avoir synthèse de vitamine C.
Confirmant les travaux de Krisch et Staudinger (Biochem. Z. 331: 195, 1959), l'acide ascorbique stimule considérablement l'oxydation du NADH dans les microsonies de surrénale (porc), par une voie qui échappe au cyanure. Dans la fraction microsomiale de graisse brune (lapereau, rat), l'oxydation du NADH est essentiellement bloquée par le cyanure en présence d'acide ascorbique ou non. Cependant, la vitamine C affiche en effet positif, en l'absence de cyanure si l'on omet le versène du milieu.
Des résultats obtenus précédemment nous avaient montré que le cycle oxydatif de glucose était stimulé par le TPN dans la fraction surnageante de foie de rats. Employant le même système nous constatons que cet effet ne peut être attribué à la glucose-6-phosphate déshydrogénase. Les effets possibles d’une transhydrogénase ont également été explorés. Les dosages de la TPNH et de la DPNH-cytochrome c réductase ne peuvent expliquer l’abaissement du rapport P/O rapporté par d’autres auteurs chez le rat acclimaté au froid.
A partir d'acétate, de glucose et de glycérol isotopiques, nous avons déterminé l'incorporation du C14 dans les lipides du foie, du poumon, de la graisse brune et d'un aliquot de la graisse du mésentère. Les résultats obtenus sont comparables d'un substrat à un autre, bien que le degré d'incorporation varie suivant leur nature. Seule la graisse brune accuse un taux de lipogénèse plus élevé chez l'animal adapté au froid. Des résultats préliminaires semblent indiquer que le rat adapté au froid brûle des acides gras de préférence aux glucides.
A partir d'acétate, de glucose et de glycérol isotopiques, nous avons déterminé l'incorporation du C14 dans les lipides du foie, du poumon, de la graisse brune et d'un aliquot de la graisse du mésentère. Les résultats obtenus sont comparables d'un substrat à un autre, bien que le degré d'incorporation varie suivant leur nature. Seule la graisse brune accuse un taux de lipogenèse plus élevé chez l'animal adapté au froid. Des résultats préliminaires semblent indiquer que le rat adapté au froid brûle des acides gras de préférence au glucides.
L'utilisation de l'acétate-C14 par des tranches de tissu adipeux brun est considérablement réduite chez le rat adapté au froid, même si l'on stimule la lipogenèse par jeûne et réalimentation (toujours au froid). Si de tels rats sont réalimentés à température du laboratoire, la lipogenèse à partir de l'acétate et l'oxydation de ce composé en CO2 atteignent des taux voisins de ceux que l'on observe chez les témoins. Il existe une corrélation étroite entre l'oxydation de l'acétate et sa conversion en acides gras.
Le taux de lipides du régime alimentaire ne semble affecter ni le métabolisme de base ni l'extra-consommation d'oxygène chez les rats adultes soumis à des températures ambiantes de -15° à -19° C, durant des périodes de une ou deux heures. L'hypothermie qui résulte d'une exposition de deux heures à ces basses températures est sensiblement la même dans les deux groupes.
Des rats blancs mâles ont été rendus hyperthyroïdiens par l'administration de poudre de thyroïde, additionnée à une ration purifiée de type ordinaire à des taux variant de 0,15 à 0,7%. Le traitement à la poudre de thyroïde fut de courte durée (3 semaines) au cours des deux premières expériences, alors qu'il fut prolongé (9 semaines) à la troisième. Dans tous les cas, nous avons observé que l'hyperthyroïdisme entraîne une hypertrophie marquée (70-85%) de la glande interscapulaire, tandis que le tissu adipeux banal subit une diminution considérable. Contrairement à ce qui a été observé chez le rat acclimaté au froid, la …