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L'imagination artificielle est une notion relativement nouvelle, tout aussi nouvelle évidemment que la diffusion à grande échelle des réseaux récursifs de neurones qui en sont à la base. Elle se présente comme une manifestation de l'intelligence artificielle, dans sa capacité à générer, par le biais d'agents conversationnels (ChatGPT) et de générateurs d'images (Stable Diffusion, Midjourney, Dall.e), des créations à caractère littéraire ou artistique, des textes de fiction, des représentations iconiques, des simulations, rivalisant du coup avec nos propres productions et créations.Cette situation est inédite. Si nous avons longtemps rêvé d'une intelligence et d'une imagination artificielles, dans le cadre de récits …
Il s’agira dans cette communication de décrire les principes à la base de l'écosystème numérique élaboré depuis 2008 et constitué d’un ensemble d’environnements de recherches et de connaissances consacrés aux pratiques culturelles artistiques et littéraires contemporaines. L’OIC, l’observatoire de l’imaginaire contemporain, fédère les plateformes de diffusion d’une communauté de chercheurs qui ont accepté de mettre en commun, en fonction d’une infrastructure partagée, leurs recherches en cours. On présentera les divers projets associés, la stratégie de diffusion adoptée, les outils favorisant la réunion des chercheurs et les effets de communauté obtenus.
La réflexion qui s’ouvre part d’un embryon de figure, d’une image souche en quelque sorte, celle d’un être qui explore un lieu et qui entreprend de témoigner de son expérience. S’agit-il d’un voyageur, d’un ethnologue, d’un écrivain, d’un flâneur? Cela importe peu. Il convient plutôt de s’interroger sur ce qu’il voit, note ou raconte. Cherche-t-il à rester au plus près des choses ou entreprend-il de transformer ce qu’il a noté en un récit ou un discours? Quelles lignes ses pas ont-ils tracé, quel discours permettent-ils de tenir? Un imaginaire du lieu a tout de même pris forme qui conjoint expérience …
En 2014-2015, avec les membres de La Traversée, l'atelier de géopoétique du Québec, nous avons mis sur pied un projet se déroulant sur une année entière, intitulé «Hochelaga imaginaire » (co-organisé par B. Gervais, D. Brassard et B. Bordeleau). Nous avons entrepris de déployer un imaginaire du lieu issu de la tension entre l'expérience de cette étendue montréalaise et des strates composant sa mémoire : historique, géographique, littéraire, mais aussi la mémoire d'une parole qui y est encore vive. La concentration de cet atelier sur un territoire urbain relativement restreint, de septembre 2014 à août 2015, devait permettre de diversifier …
Penser le sujet digital, ou plus précisément l'expression de la subjectivité en contexte numérique, c'est penser les formes de l'imaginaire contemporain. Un imaginaire marqué par une culture de l'écran de plus en plus prépondérante. Pour décrire cet ordre, on peut, à la suite de Christine Buci-Glucksmann, parler d'une folie du voir. Comme elle le souligne : « De l'omnivoyance baroque à celle du virtuel, de ses panoptismes et de ses interfaces, on a assisté à la naissance et au développement d'une nouvelle folie du voir à l'échelle mondiale. » (La folie du voir. Une esthétique du virtuel) Cette folie du …
Le cinéma nous a donné, ces dernières années, une quantité impressionnante de films à caractère apocalyptique. La fin du monde, comme toujours, fait vendre. Hollywood, on le sait, adore cette recette et multiplie à l'envi les blockbusters, de 2012 à The Book of Eli. Mais l'imaginaire de la fin intéresse aussi des réalisateurs dont les projets sont plus personnels. Ces apocalypses intimes exploitent les figures de l'imaginaire de la fin en ne cherchant pas une simple répétition de ses principaux motifs, mais en en proposant une version contrastée. On peut penser notamment à Biutiful d'Alejandro Gonzalez Innaritù (2010), The Tree …