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Par le truchement des Sondages Omnibus du Centre de Sondage de l'Université de Montréal, on a complété la 2e phase d'un projet de recherche visant à mesurer l'étendue du recours à la stérilisation parmi la population du Québec en âge de procréer. On avait d'abord montré l'extraordinaire croissance, au cours des années '70, de la fraction des femmes qui se font stériliser ainsi que la précocité grandissante de l'âge auquel elles le font. Le projet a maintenant pour but de relier ces phénomènes à la fécondité des couples ainsi qu'à plusieurs caractéristiques socio-démographiques, telles la scolarité, la profession, la langue, …
De pratique encore moralement douteuse en 1971, la stérilisation est devenue en quelques années la méthode contraceptive la plus populaire des couples québécois qui ne veulent plus ou pas d'enfant. L'analyse des statistiques annuelles de la Régie de l'Assurance-Maladie du Québec met à jour l'intensité de cette volte-face. La stérilisation est maintenant autant sinon plus pratiquée au Québec qu'aux États-Unis. Ce phénomène, qui s'étend aujourd'hui à la grandeur du Québec, n'est pas confiné aux grandes régions les plus urbaines. Les femmes et les hommes qui y ont recours le font de plus en plus jeunes. La ligature des trompes demeure …
L'enquête sur la fécondité des Québécoises réalisée en 1971 a été suivie d'un deuxième passage en 1976. Cette enquête-rappel visait quatre objectifs principaux: vérification des prévisions de fécondité, appréciation de l'impact des nouvelles allocations familiales, exploration du phénomène de concurrence entre la venue d'un enfant supplémentaire et d'autres aspirations des couples, étude de l'évolution de l'usage de la contraception. On présente ici les premiers résultats tirés des données de cette enquête ainsi qu'une critique de l'échantillon que représentent les femmes re-interrogées.