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Des expériences faites dans les laboratoires de l'Office de Biologie et de la Station biologique du mont Tremblant permettent d'établir que le toxaphène, selon les conditions du milieu et les espèces de poissons considérées, est un produit de trente à cent fois plus efficace et plus économique que la roténone pour détruire dans nos lacs les poissons indésirés. Toutefois, avant de recommander l'emploi généralisé de ce produit, il importe de bien connaître les effets nocifs qu'il peut avoir sur les autres organismes aquatiques qui servent de nourriture aux poissons.
a) Sur la migration et les mouvements de l'achigan: Les résultats de l'étiquetage de l'achigan, pratiqué dans le lac Saint-Louis et ses tributaires, nous indiquent, à date, que les mouvements de l'achigan ne sont pas considérables et qu'il semble y avoir des populations bien localisées. Par exemple, l'achigan qui visite la rivière Châteauguay ne se rend pas au barrage des Cèdres, situé sur le Saint-Laurent. Par conséquent, ce dernier aurait une influence bien limitée sur la migration et les mouvements de l'achigan du lac Saint-Louis; b) sur la valeur de la pêche. La pêche est aussi bonne en amont qu'en …
Depuis qu'il existe des usines hydroélectriques sur les rivières, il est d'opinion courante que leurs turbines sont des agents de destruction des poissons. Au cours de l'été de 1943, des expériences ont donc été entreprises au barrage de l'île Maligne, situé sur la grande décharge du lac Saint-Jean. Les auteurs n'ont pu établir que de faibles preuves que ces turbines causent la mort des poissons. En tenant compte de facteurs comme la vitesse de l'eau, les variations de pression, la vitesse de rotation des turbines, il appert que le maximum possible des individus tués dans ces turbines de l'île Maligne …
Depuis qu'il existe des usines hydroélectriques sur les rivières, il est d'opinion courante que leurs turbines sont des agents de destruction des poissons. Au cours de l'été de 1943, des expériences ont donc été entreprises au barrage de l'île Maligne, situé sur la grande décharge du lac Saint-Jean. Les auteurs n'ont pu établir que de faibles preuves que ces turbines causent la mort des poissons. En tenant compte de facteurs comme la vitesse de l'eau, les variations de pression, la vitesse de rotation des turbines, il appert que le maximum possible des individus tués dans ces turbines de l'île Maligne …