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De nombreux emprunts lexicaux d'origine anglaise et d'usage courant en français de Montréal ne contiennent des i: et des u: longs dont on ne peut rendre compte contextuellement (ex.: jeans et suit). Faut-il dériver ces voyelles de segments vocaliques fermés longs au niveau sous-jacent? Si oui, ceci aurait pour effet de combler deux "cases" autrement vides au sein de l'inventaire phonémique du français de Montréal. Depuis quelques années, il est généralement admis que cette analyse trouve sa justification dans le comportement de ces voyelles fermées segmentales "fermées" et "ouvertes" face au processus de relâchement des voyelles fermées en français de …
Pupier, Yeager et Kemp (1977) ont montré que la réduction des groupes de consonnes finales est un processus pratiquement catégorique dans les milieux ouvriers et populaires de Montréal. D'un point de vue théorique, on a là une règle phonologique qui a de fortes chances de donner lieu à des réanalyses lexicales, surtout dans le cas des mots qui n'ont pas de dérivés morphologiques mettant en reconstituer la ou les consonne(s) effacée(s) par la règle. Nous avons voulu voir ce qu'il en était dans le cas de quatre enfants d'âge précenté du centre-sud de Montréal. Nous avons d'abord procédé à une …
Pupier, Yeager et Kemp (1977) ont montré que la réduction des groupes de consonnes finales est un processus pratiquement catégorique dans les milieux ouvriers et populaires de Montréal. D'un point de vue théorique, on a là une règle phonologique qui a de fortes chances de donner lieu à des réanalyses lexicales, surtout dans le cas des mots qui n'ont pas de dérivés morphologiques mettant en reconstituer la ou les consonne(s) effacée(s) par la règle. Nous avons voulu voir ce qu'il en était dans le cas de quatre enfants d'âge précenté du centre-sud de Montréal. Nous avons d'abord procédé à une …
La structure phonologique de surface du montréalais présente plusieurs segments vocaliques longs. Ces voyelles longues peuvent être déjà sous-jacentes au système ou dérivées. Pourtant, malgré la productivité potentiellement considérable de ces diverses sources, l'occurrence des voyelles longues en montréalais se limite à deux contextes bien précis, l'un et l'autre liés à la position de l'accent en mot. Comme il n'existe aucun autre facteur contextuel ou motivationnel qui permette d'expliquer autrement cette "confiance", je propose de l'attribuer à une contrainte phonologique de surface. Cette contrainte présente un double intérêt. D'une part, elle permet d'expliquer deux tendances phonologiques montréalaises: le maintien de …