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MAIS QUE est une subjonction temporelle du québécois parlé. De nombreuses études sur le franco-canadien l'ont attestée depuis au moins 1880 (Oscar Dunn). La plupart de ces études donnent à MAIS QUE le sens de "quand", "dès que", "aussitôt que", et s'entendent sur le fait que cette subjonction demande le subjonctif (et parfois l'indicatif) dans la subordonnée. On a relevé MAIS QUE dans des textes d'ancien français avec le sens de "pourvu que". Elle est passée de ce sens "pourvu que" à un sens temporel en français du XVIIe siècle. Ce sens semble ne pas avoir évolué depuis au Québec. …
Diverses études écologiques dans l'habitat fréquenté par Arion ater (L.) ainsi que certaines observations fortuites en laboratoire, nous avaient fait douter de certaines modalités de son cycle reproductif tel que généralement admises. Dernièrement, un couple de limaces fut pris sur le fait et quelques tests préliminaires sur le contenu en stéroïdes de leur mucus, de l'urine et des matières fécales furent effectués. Ces limaces qui gardées isolées ainsi qu'une série d'élevage impliquant qu'un couple de limaces par bac donnèrent des résultats qui tendent à confirmer notre hypothèse; soit, ces limaces hermaphrodites et protandres doivent copuler à deux reprises au cours …
Nos expériences sur la diète naturelle d'Arion ater (L.) furent dirigées presque exclusivement sur la nutrition végétale. Quoique d'importance très secondaire, certaines observations furent notées sur la nourriture d'origine animale et le cannibalisme. Plus de 350 espèces de plantes vasculaires indigènes appartenant à 77 familles et une centaine d'espèces de champignons supérieurs furent expérimentées en laboratoire. Les résultats semblent indiquer que les conditions physiques et climatiques du milieu qui impliquent des variations importantes chez les plantes; soit au cours des saisons, soit d'un habitat à un autre, sont responsables en grande partie de la préférence alimentaire chez la limace noire.
Des élevages en laboratoire de cette limace originaire d'Europe ont été réalisés en la nourrissant de diètes artificielles diverses. Ces diètes, à base d'agar agar, furent mises au point afin de déterminer les besoins alimentaires de l'animal. Les résultats enregistrés indiquent qu'une diète idéale contient, à peu près en parts égales, des substances animales autant que végétales. Des comparaisons sont établies avec la nourriture usuelle de l'animal et des suggestions faites pour l'élevage en laboratoire de Gastéropodes terrestres.
La limace noire, introduite récemment à Sherbrooke, formait des populations assez denses au début de la présente décennie. Depuis 2 ans, ces populations ont diminué en importance, et il semble que certaines formes animales indigènes soient, du moins en partie, impliquées dans cette réduction des populations. Au nombre des prédateurs, on trouve des insectes coléoptères, un diplopode, un mammifière insectivore, des salamandres et des reptiles, dont les activités ont été vérifiées en laboratoire ou en nature. Certaines de ces formes semblent constituer des facteurs appréciables de contrôle naturel de ce gastéropode indésirable qu'est la limace noire.