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La diphtongaison est une propriété stigmatisée du français québécois (p. ex. Côté 2012) plutôt rare en contexte soutenu (cf. Bigot 2021). La présente étude puise 80 714 voyelles en syllabe finale de deux émissions télévisées en français québécois (Villeneuve 2017) pour en cerner le conditionnement au sein du registre formel. L’étude s’intéresse surtout aux effets sociolinguistiques, proposant que la diphtongaison reflète plutôt plusieurs processus à valeurs sociolinguistiques différentes.L’intervieweur des deux émissions produit moins de diphtongaison sur l’émission plus formelle (tel que prévu pour une variable stigmatisée), mais les invité·e·s font surtout l’inverse (là où significatif), en plus de plus diphtonguer …
La diphtongaison est une propriété stigmatisée du français québécois (p. ex. Côté 2012) plutôt rare en contexte soutenu (cf. Bigot 2021). La présente étude puise 80 714 voyelles en syllabe finale de deux émissions télévisées en français québécois (Villeneuve 2017) pour en cerner le conditionnement au sein du registre formel. L’étude s’intéresse surtout aux effets sociolinguistiques, proposant que la diphtongaison reflète plutôt plusieurs processus à valeurs sociolinguistiques différentes.L’intervieweur des deux émissions produit moins de diphtongaison sur l’émission plus formelle (tel que prévu pour une variable stigmatisée), mais les invité·e·s font surtout l’inverse (là où significatif), en plus de plus diphtonguer …
La diphtongaison est une propriété stigmatisée du français québécois (p. ex. Côté 2012) plutôt rare en contexte soutenu (cf. Bigot 2021). La présente étude puise 80 714 voyelles en syllabe finale de deux émissions télévisées en français québécois (Villeneuve 2017) pour en cerner le conditionnement au sein du registre formel. L’étude s’intéresse surtout aux effets sociolinguistiques, proposant que la diphtongaison reflète plutôt plusieurs processus à valeurs sociolinguistiques différentes.L’intervieweur des deux émissions produit moins de diphtongaison sur l’émission plus formelle (tel que prévu pour une variable stigmatisée), mais les invité·e·s font surtout l’inverse (là où significatif), en plus de plus diphtonguer …
Si plusieurs travaux ont porté sur le français québécois (FQ) familier, la variation stylistique en FQ soutenu reste relativement peu étudiée. Notre étude comble cette lacune en ajoutant aux rares études sur la morphosyntaxe (Bigot 2021, Villeneuve 2017) des variables phoniques, soit le relâchement et la diphtongaison des voyelles pré-rhotiques en syllabe finale. Si ces deux variables peuvent distinguer le familier du soutenu (Bigot et Papen 2013), leur emploi en contexte formel demeure méconnu. Des régressions à effets mixtes sur la parole spontanée de 14 Montréalais·es enregistré·es dans deux contextes d’entrevues télévisées confirment que les variables phoniques varient peu en …
Si plusieurs travaux ont porté sur le français québécois (FQ) familier, la variation stylistique en FQ soutenu reste relativement peu étudiée. Notre étude comble cette lacune en ajoutant aux rares études sur la morphosyntaxe (Bigot 2021, Villeneuve 2017) des variables phoniques, soit le relâchement et la diphtongaison des voyelles pré-rhotiques en syllabe finale. Si ces deux variables peuvent distinguer le familier du soutenu (Bigot et Papen 2013), leur emploi en contexte formel demeure méconnu. Des régressions à effets mixtes sur la parole spontanée de 14 Montréalais·es enregistré·es dans deux contextes d’entrevues télévisées confirment que les variables phoniques varient peu en …
Si plusieurs travaux ont porté sur le français québécois (FQ) familier, la variation stylistique en FQ soutenu reste relativement peu étudiée. Notre étude comble cette lacune en ajoutant aux rares études sur la morphosyntaxe (Bigot 2021, Villeneuve 2017) des variables phoniques, soit le relâchement et la diphtongaison des voyelles pré-rhotiques en syllabe finale. Si ces deux variables peuvent distinguer le familier du soutenu (Bigot et Papen 2013), leur emploi en contexte formel demeure méconnu. Des régressions à effets mixtes sur la parole spontanée de 14 Montréalais·es enregistré·es dans deux contextes d’entrevues télévisées confirment que les variables phoniques varient peu en …
On note depuis longtemps que la voyelle /ɔ/ est souvent antériorisée en français européen (Martinet 1969), un phénomème qui date du XVIIe siècle (Boula de Mareüil et al. 2010). Cette étude en temps apparent vise établir si le devancement de /ɔ/ se produit également en contexte canadien, étant donné la période de colonisation du Canada. D’autant plus, le fait que seulement /ɔ/ est antériorisé surprend d’un point de vue trans-linguistique; si une seule voyelle participe à un tel processus, c’est normalement /u/ et non /ɔ/ (Labov, 1994). Nous comparons donc les trois voyelles postérieures non-basses – soit /ɔ/, /o/ et …
Ce n’est pas toujours évident si deux sons – sans paires minimales et généralement prévisibles dans le lexique natif – devraient être considérés distincts au niveau phonémique. Tel est le cas des voyelles hautes tendues ([i y u]) et relâchées ([ɪ ʏ ʊ]) en français laurentien, qui sont en distribution complémentaire en syllabe finale dans le lexique natif et qui sont variables en syllabe non-finale (Côté 2006). Étant donné que la similarité phonologique peut favoriser l’harmonie et la coarticulation (Poliquin 2006), il y a une solution possible : une voyelle peut être plus influencée par une autre si les deux …