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Au Québec, tous les chercheurs ont associé la présence de mares dans les marais salés à un processus de formation par érosion glaciaire. Notre recherche, basée sur une littérature internationale, montre que de multiples hypothèses non glacielles ont été avancées jusqu'à présent pour expliquer l'origine de ces mares. Nous en venons à démontrer qu'il existe des mares glacielles et des mares non glacielles dans les marais nordiques dont ceux du Saint-Laurent, après avoir localisé précisément en altitude le pied de glace dans le marais salé à l'Isle-Verte. Entre les mares glacielles (hydrolittoral moyen) et non glacielles (hydrolittoral supérieur) il y …
Le marais salé de l'Isle-Verte renferme des mares glacielles (marelles) et non glacielles. Les premières se situent au niveau de l'hydroïdrotam moyen caractérisé par la Spartina alterniflora. Les mares non glacielles se répartissent sur l'ensemble du marais supérieur au niveau des groupements successifs suivants: Spartina patens et Salicornia europea, Spartina patens, Salicornia europea et Juncus gerardi, Spartina patens, Carex paleacea et Carex salina, Spartina pectinata et Sonchus arvensis, Spartina pectinata et Inis estosa, Spartina pectinata et Juncus balticus. Dans les mares glacielles, on retrouve Ruppia maritima et Spartina alterniflora qui revêtent bon nombre de celles-ci. À l'intérieur des autres mares, …
La classification des plantes sur l'hydroflitoral limnétique comprend deux étages : l'un hélophytique et l'autre hydrophylique. L'auteur tente d'extensionner cette classification à la partie saumâtre du Saint-Laurent influencée par une marée de grande amplitude. Le résultat est ensuite comparé avec les classifications proposées en Scandinavie.
De multiples classifications ont été proposées par des chercheurs québécois pour décrire l'étagement du phytobenthos limnétique. Le nombre d'étages y varie de deux à cinq. Après une analyse comparative de chacune d'elles, il est suggéré de ne retenir que deux étages, l'un hélophytique et l'autre hydrophytique. De plus, une recherche menée à Grondines en tenant compte de la végétation, de l'altitude et des variations du plan d'eau permet de mieux fixer la limite entre les deux étages.
A l'aide de la distribution de 178 taxons l'auteur dégage les principaux points d'hétérogénéité sur le benthos du Saint-Laurent (Frontière Québec - Ontario et Matane). Des concentrations de limites de plantes apparaissent notamment aux endroits suivants: archipel d'Hochelaga, Gentilly - Deschambault, Saint-Augustin - Saint-Nicolas, pointe Sainte-Pétronille - pointe Ouelle, Rivière-du-Loup. Les facteurs comme la salinité, les eaux courantes ou lotiques, les eaux calmes dites lentiques et le climat jouent un rôle discriminant et servent à leur interprétation. Finalement, une pyramide de perception aux niveaux biogéographiques est proposée pour l'ensemble du benthos laurentien.
Un malentendu persiste dans l'emploi de mots fort répandus tels que SLIKKE et SCHORRE. L'auteur présente les travaux qui ont modifié l'interprétation de ces termes. La caractérisation de la slikke donnée par Jacquet (1949) et Verger (1968) doit faire époque; elle correspond bien à un habitat côtier sur substrat meuble occupé par les phanérogames. Le niveau des "pleines mers moyennes" (PMM) peut servir à démarquer la slikke et le schorre. Il est également question de la végétation d'une slikke (hydrolittoral moyen) située sur le Saint-Laurent au début de la sous-zone polyhaline.
Depuis ces dernières années, plusieurs organismes effectuent des recherches au niveau de la zone de mélange des eaux douces et salées du Saint-Laurent; le but principal est d'obtenir un modèle tridimensionnel des facteurs de cette zone. Notre approche tient de la biogéographie. L'inventaire floristique et écologique de l'Archipel de Montmagny à l'été 1970 et 1971 nous a permis de préciser l'aire d'au moins 30 taxons. Le recoupement de leur aire respective permet de dégager 4 limites : 1) Grosse-Ile; 2) Ile aux Grues; 3) Ile aux Oies; 4) Ile aux Loups-Marins. La meilleure interprétation fait appel à la salinité.
La classification structurale, nouvelle par l'emploi des termes, est élaborée à partir de trois éléments structuraux: 1) la forme de croissance: ligneuse, herbacée, muscinale et lichénique; 2) la stratification: arborescente, arbustive, herbacée et muscinale, et 3) la couverture des strates. La physionomie est caractérisée par les deux strates dominantes au point de vue recouvrement spatial. La strate dominante donne le nom générique au type structural; la deuxième strate (sous-dominante) apporte une précision au générique lorsque l'ouverture de la strate dominante est supérieure à 20%.