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La recherche qualitative demande que les chercheuses soient réflexives et lucides quant à la relation es processus de connaissance, les contextes où prennent place ces processus, et leur propre rôle dans ceux-ci. Il faudrait donc que les chercheuses soient conscientes de leur propre impact dans la production de connaissance, alors même que la littérature fait état de la difficulté à garder une distance analytique quand on fait de la recherche proche de sa propre réalité. Comme alternative à cette conception habituelle de la réflexivité, nous soutenons l’idée que la réflexivité devrait révéler ses propres pratiques, outils et dispositifs. En ce …
La recherche qualitative demande que les chercheuses soient réflexives et lucides quant à la relation es processus de connaissance, les contextes où prennent place ces processus, et leur propre rôle dans ceux-ci. Il faudrait donc que les chercheuses soient conscientes de leur propre impact dans la production de connaissance, alors même que la littérature fait état de la difficulté à garder une distance analytique quand on fait de la recherche proche de sa propre réalité. Comme alternative à cette conception habituelle de la réflexivité, nous soutenons l’idée que la réflexivité devrait révéler ses propres pratiques, outils et dispositifs. En ce …
James R. Taylor a proposé qu’« une organisation n’est qu’un tissu de communication » (1988). Cet énoncé a eu, en soi, un pouvoir organisant, structurant une communauté autour de l’idée que la communication soit « le site et la surface » de l’organisation (Taylor & Van Every, 2000). Si ces mots – et leurs auteurs – ont changé comment la recherche sur les organisations conçoit son propre objet, ils ont aussi, du même souffle, proposé une nouvelle théorie de la communication. En effet, si l’on peut concevoir l’organisation comme communication, l’équivalence marche aussi dans l’autre sens : on peut formuler …
Le management de l’innovation s’attarde à mettre en place les conditions, le climat et les processus nécessaires à l’émergence des idées qui seront potentiellement adoptées, pour devenir des innovations à part entière (ex. Rip, 2012). Les idées sont alors débattues à l’aulne de leur originalité et de leur pertinence (Brem et al., 2017), lors d’interactions où sont mis en relation ce qui compte pour apprécier la créativité d’une idée et la faire gagner en solidité (Martine et al., 2019). Reconnaissant la « créativité de la communication », idée chère à Taylor (1993), pour qui une « conversation est un acte …
Cette étude propose d’étendre la réflexion sur le dialogue stratégique en montrant que ce dernier ne se limite pas à intégrer ou altérer les structures organisationnelles existantes. La stratégie permet aussi de négocier les frontières mêmes de l’organisation, en distinguant ce qui est « matière à préoccupation » pour l’organisation de ce qui ne l’est pas. Ces préoccupations participent à l’élaboration de l’action organisationnelle, même si elles semblent concerner l’environnement de l’organisation. Ce faisant, le dialogue stratégique permet de combiner plusieurs préoccupations hétérogènes, provenant de plusieurs personnes et collectifs (organisations, gouvernements, quartier, etc.) pour constituer une nouvelle organisation. Cet article …
Cette étude propose d’étendre la réflexion sur le dialogue stratégique en montrant que ce dernier ne se limite pas à intégrer ou altérer les structures organisationnelles existantes. La stratégie permet aussi de négocier les frontières mêmes de l’organisation, en distinguant ce qui est « matière à préoccupation » pour l’organisation de ce qui ne l’est pas. Ces préoccupations participent à l’élaboration de l’action organisationnelle, même si elles semblent concerner l’environnement de l’organisation. Ce faisant, le dialogue stratégique permet de combiner plusieurs préoccupations hétérogènes, provenant de plusieurs personnes et collectifs (organisations, gouvernements, quartier, etc.) pour constituer une nouvelle organisation. Cet article …
Cette étude propose d’étendre la réflexion sur le dialogue stratégique en montrant que ce dernier ne se limite pas à intégrer ou altérer les structures organisationnelles existantes. La stratégie permet aussi de négocier les frontières mêmes de l’organisation, en distinguant ce qui est « matière à préoccupation » pour l’organisation de ce qui ne l’est pas. Ces préoccupations participent à l’élaboration de l’action organisationnelle, même si elles semblent concerner l’environnement de l’organisation. Ce faisant, le dialogue stratégique permet de combiner plusieurs préoccupations hétérogènes, provenant de plusieurs personnes et collectifs (organisations, gouvernements, quartier, etc.) pour constituer une nouvelle organisation. Cet article …
Le philosophe français Gilbert Simondon compte parmi les influences avouées de Bruno Latour, découvert par le truchement d'Isabelle Stengers. Cette influence, cependant, est difficile à isoler. En effet, si Latour a régulièrement été accusé d'utiliser un jargon opaque, tort qu'il partage avec Simondon, les deux penseurs utilisent des vocabulaires très différents. Aussi, le caractère résolument empirique du travail de Latour peut sembler loin de l'apparente lourdeur théorique de Simondon – quoiqu'en fait sa théorie soit fondée sur un travail scientifique au moins aussi empirique que celui de son successeur.L'influence de Simondon se situe dans la façon de poser les problèmes …
Dans cette communication, nous nous proposons d'explorer le récit comme forme « ouverte » de discours organisationnel. Autrement dit, le récit n'est pas simplement un témoignage sur des événements passés. Il s'agit aussi d'une exploration collective, où le narrateur principal, en collaboration avec son auditoire, produit un récit où sont tentées différentes configuration des événements racontés. Particulièrement dans le cas de la stratégie, ces tentatives permettent de découvrir l'importance relative des enjeux discutés et leurs rapports mutuels. Ces récits ne sont pas vains, puisqu'ils ont une effectivité qui peut se vérifier empiriquement, en raison de son caractère matériel. Le cas …
Je propose ici une exploration de la méthode autovidéoethnographique, à savoir celle où le chercheur est lui-même présent dans les enregistrements vidéo qu'il fait d'un terrain donné. À partir de la littérature concernant l'ethnographie, l'autoethnographie et la vidéoethnographie, je propose d'initier une réflexion méthodologique concernant la combinaison de ces approches. Cette approche prête flanc aux critiques des trois méthodes, mais apporte-t-elle aussi des réponses ? Je suis particulièrement intéressé à la possibilité d'une analyse d'interaction dans ce contexte, en posant une attention particulière au rôle de la connaissance préalable du chercheur du « contexte » de l'interaction.