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À la faveur de la numérisation des huit premières éditions du « Dictionnaire » de l’Académie française (Redon, 2000 - v. 1.0), nous avons entrepris une enquête exhaustive sur la marque d’usage BAS. En capitales, BAS est la forme lemmatisée des occurrences « bas », « bass. », « bassement », etc.; à la manière de Seguin et al. 1990, les occurrences sont dites « marqueurs ». À notre connaissance, cette marque d’usage a disparu mais a résisté jusque dans la 8e édition (1932/35) [33 occurrences; ex. s. v. DÉBINER, GUEULE]. Nous nous intéresserons ici aux avancées de la marque …
Nous nous intéressons ici au premier dictionnaire entièrement monolingue du français, le « Dictionnaire françois » de Richelet (1680). Initiateur du marquage généralisé (dont les dictionnaires actuels témoignent de la fortune!), Richelet recourt à un marqueur typographique « croix », seule marque du système mis en place que ses successeurs ignoreront. Et pourtant, il s'agit de la marque d'usage la plus fréquente dans le répertoire (± 2 700 occurrences). Cette exclusion mérite enquête. En gros, Richelet assimile le marqueur au « style simple », défini comme « sans élévation, sans ornement, naif & naturel » (art. SIMPLES). Héritier de Malherbe, …
Dans le premier dictionnaire français entièrement monolingue, la marque d'usage familier (incluant les variantes familière ~ familièrement) compte à peine quelques occurrences : de la première entrée jusqu'à Sarment, Richelet (1680) n'y recourt que dans cinq articles; cf. s. v. Pourceau, Quoi; Christofle, Chretofle s. v. Christine; Rateleux, rateleuse s. v. Rateau; Repreneur s. v. XXX). Par rapport aux dictionnaires d'aujourd'hui, on peut parler d'un gouffre : M. Auger (1996) et N. Veillet (1998) ont en effet démontré, à partir d'échantillons statistiquement représentatifs, que la marque fam. est omniprésente tant dans le Grand Robert (1985) que dans le Nouveau Petit …
La solidarité langue/culture explique vraisemblablement l'intégration de la langue du vin à la langue générale par contraste à un statut potentiel de technolecte. À cet égard, l'interrogation du «Petit Robert» sur cédérom est éloquente : alors que «vin» [lemmatisé] figure dans plus de 600 articles (1% des 60 000 entrées), la marque technolectale «Vitic.» n'y figure que douze fois (quatre fois dans des articles consacrés exclusivement à un vocable marqué «Vitic.», soit : ÉPAMPRER, FOXÉ, HAUTIN, MOISSINE), la marque «Œnologie» ayant une seule occurrence (cf. TYPICITÉ). Compte tenu que, dès le Moyen ge, le français disposait d'un vocabulaire étendu concernant …
Depuis le XVIIe siècle, le système vocalique du français s'est profondément modifié : essentiellement, un système d'oppositions fondées sur le timbre (à l'exclusion de /E/=/e:/) a remplacé un système principalement fondé sur les oppositions de durée (pour un modèle de ces changements, n'intégrant cependant pas le sous-système des E, cf. Martinet (1947)(1974)). Dans le cadre d'un projet plus vaste visant à reconstituer l'histoire de cette évolution, nous avons retenu pour fins d'analyse, les deux dictionnaires de Féraud (1768 et 1787). Je présenterai brièvement les résultats généraux de cette analyse et traiterai le plus complètement possible des sources historiques de la …