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On a souvent vanté la grande lisibilité et la prose vivante des essais critiques de Gilles Marcotte. Mais, au-delà de ce qui serait caractéristique du style, il y a aussi chez l’essayiste une savante orchestration de la composition d’ensemble, où les romans et les problématiques littéraires s’entrelacent savamment. Dans "Le roman à l’imparfait", le critique aborde une vingtaine de titres, ce qui ne fait évidemment pas une somme, mais parvient à un aperçu global du roman québécois de la Révolution tranquille. Or, j’entends montrer comment la composition de cet essai tend à donner l’impression que ce sont les romans eux-mêmes …
Dans "La littérature et le reste", deux des voix les plus autorisées du Québec, Gilles Marcotte et André Brochu, renouvellent les formes universitaires de la critique littéraire, en adoptant le ton et la structure de la correspondance. Cette critique bivocale converge cependant rapidement vers certains traits communs : parallèlement à un discours théorique soutenu et grave se développe, chez les deux critiques, toute une isotopie du sport, de l'impertinence, bref du badinage. Cela apparaît donc comme un écart thématique dans le texte, un surplus qu'on aura ailleurs qualifié affectueusement de « pitrerie verbale ». Nous nous refusons cependant d'exclure ces …
Les Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes sont traversés par cette tension constante entre une naïveté déconcertante et une écriture des plus travaillées. Et la composition fragmentaire du livre ne permet pas de poser un centre sémantique qui puisse résoudre la question. À travers l’analyse de trois fragments, je me propose de retracer ce procès d’écriture où la naïveté et la lucidité se nourrissent l’une de l’autre et où le passage par les topiques psychanalytiques de l’Imaginaire, du Symbolique et du Réel dévoile l’impossibilité d’un métalangage amoureux. En épousant la structure fragmentaire du discours amoureux que propose Barthes, je …